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Ch^ants Populaites
pour les Écoles
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MAURICE BOUCHOR
Mh-V'L'lEr- riLv-., r.i i.i.;
JULIEN TIERSOT
ITION REVUE
n PARIS
'**^^ IBRAIUIE HACHETTK il C"
I 54" U '4- '' BOULEVARD SAINT-GERMAIN, l'a
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1909
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Digitized by the Internet Archive
in 2010 with funding from
Universityof Ottawa
littp://www.arcliive.org/details/smchantspopulairesOOtier
1™ Série
Çliants Populaites
pour les Écoles
POESIES
MAURICE BOUCHOR
MÉLODIES RECUEILLIES ET NOTÉES
JULIEN TIERSOT
HUITIEME EDITION REVUE
21/^
PARIS LIBRAIRIE HACHETTE ET G»
79, BOULEVARD SAINT-GERMALN, 79 1909
Droits de traduction et de reproduolion réservéi.
n^4
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Chants Populaites
pour les Ecoles
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I. — LE CHANT DES ÉCOLIERS FRANÇAIS
Air de la Marche des Rois, ou Marche de Turenne, populaire en Provence. MoLiv* de marche, décidé -X
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Ve.nez, - chers é _ co
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ment. Rien n'est si char .
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mant, Mais.en.tre nous, honte à ce.lui qui ment!
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Chers amis, Jouer nous est permis ; Mais gloire à ceux qui croissent en sagesse i Chers amis. Jouer nous est permis; Mais qui le veut voit ses efforts bénis. Surtout il faut Que le cœur soi^ haut; La France en nous met sa joie et sa richesse; Surtout il faut Que le cœur soit haut; La France aura besoin de nous bientôt.
Quelque jour, Pour elle emplis d'amour, Si la Patrie, enfants, nous crie : Aux armes I Quelque jour. Pour elle emplis d'amour, Nous marcherons au rythme du tambour. Sonnez, clairons, Et nous marcherons, Pieux vengeurs de son sang et de ses larmes; Sonnez, clairons. Et nous marcherons, Nous marcherons pour elle, et nous vaincrons t
If. — LES VAILLANTS DU TEMPS JADIS
Air provençal.
Mouv! de marche solennel, raais e'nergique
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Gar. dons bien la mé . moi . re Des Cei-tes,nos aï.
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eux, Qui, dans les jours de gJoi . re, Sa .-valent mourir jo)-.
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- eux.
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Ils ont fait trembler la ter . re En pous-
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-sanl heur cri de guer . re.
Gloire aux vaillants du
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temps ja-dis!
Frè - res, sojons leurs di . gûes fils!
Suivons la noble trace Des preux vêtus de fer; Leur cœur, sous la cuirasse, Battait loyal et fier. Par l'épée et par la lance Ils servirent notre France. Gloire aux vaillants du temps jadis ! Frères, soyons leurs dignes fils!
3
Pour Jeanne la Lorraine Ayons un cœur pieux; Bayard, Grillon, Turenne, Soyez devant nos yeux! Que la grande République Nous inspire une ame antique! Gloire aux vaillants du temps jadis! Frères, soyons leurs dignes fils!
— 6 —
III. — AUX MORTS POUR LA PATRIE
Mélodie bretonne.
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Gravement, mais sans lenteur
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Mar.tyrs sa.crés ou fiers vainqueurs, 0 morts pour
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cœurs, Les hvm.nes et les fleurs!
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morts pour la Pa _ tri . e, Tou.jours v^il . lez sur nous!
Honneur du bon pays lorrain, 0 Jeanne la guerrière,
Qui vas songeant, le front serein, Sur ton cheval dairain, Exauce la prière De ta Patrie en pleurs; 0 Jeanne la guerrière, Bénis les trois couleurs !
Héros d'hier et d'autrefois,
Peut-être l'heure est proche!
Enfants du peuple ou fils de rois, Debout à notre Toix! Sans peur et sans reproche, Sortez de vos tombeaux! Peut-être Theure est proche : Planez sur nos drapeaux !
— 7 —
IV. — LE SOLDAT FRANÇAIS
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Air d'une ancienne chanson de soldats français. Mouv^ modéré, mais très nihraé.
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Où f CD vas - tu, sol-dat de FraiT_ce,Tout é.qui-
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pé,prél au com - bat? Pleio de cou . rage et d es _ pé
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ran-ce, Où t'en vas - tu, pe.til sol -dat? _C 'est comme il
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plait à la Pa - tri. e; Je dVi qu'à sui.vre les tara.
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-bours.. Mar.che toi-joiirs! Mar.che tou. jours! Entraver.
saut bois ou prai - ri _ e On peut ré . ver à ses a . mours
1" groupe
2^ groupe
— Oui, mais on perd sa bonne mine En traversant les vastes flots.
C'est dur aussi lorsqu'on chemine L'arme à l'épaule et sac au dos.
— Frère, c'est dur; mais La Tulipe, Quand il est las, siffle un refrain.
Point de chagrin! [bis) Il a sa gourde, il a sa pipe; C'est un gaillard toujours en train.
— 8 —
i" groupe : — Toi qui t'en vas le rire aux lèvres,
Reverras-tu ce doux pays? Crains le soleil, la nuit, les fièvres, L'homme embusqué dans les taillis.
2e groupe : — Va, je suis prêt à la souffrance.
Même à laisser là-bas ma peau.
Les 2 groupes : Gloire au drapeau! [his)
J'aimerais bien revoir la France, Mais bravement mourir est beau.
Remarques. — Si l'on a trop peu de chanteurs, il vaudra mieux ne pas diviser le chœur en deux groupes.
D'autre part, si l'on fait cette division, le 1" groupe pourra chanter avec le 2« le petit vers bissé aux l*'' et 2" couplets.
Dans tous les cas, ils chanteront ensemble les trois derniers vers de la chaDSOD.
Cette fin doit être dite largement, mais avec beaucoup d'énergie.
— 9 —
V. — CHANSON BRETONNE
Mélodie populaire bretonne. Cd peu lent, dans un sentiment mélancolique.
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Ten.dre pa . ys d'Ar . . mor,Te re - ver
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songe a
vous, Combien c'est triste et doux!
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Seul, et toujours rêvant, Je pleure bien souvent.
Où sont mes chers amis d'enfance ?
Où sont les jeux, les cris, la danse, Et le joyeux biniou, Qui me rend presque fou?
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Durant les longues nuits, Je pense aux jours enfui Je crois errer sur le rivage. Où vient mugir le flot sauvage, Et respirer la mer Au large souffle amer.
Tendre pays d'Armor, >. ., Je veux te voir encor! ) Pour apaiser enfin ma peine, 0 vieille terre où croît le chêne Et que mon cœur bénit, Rends-moi muu liumltle nid!
10
VI.
CHANSON DES PYRÉNÉES
Mélodie populaire dans les Pyrénées-Orientales. Large et soutenu.
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Ahl que vous ê . les bel . les, Ci.mes du
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_ nui me ga . gne, Quand je suis loin de vous!
Seul, ramenant ses chèvres Dans le brouillard léger, Passe, la flûte aux lèvres, L'homme qui fait songer. Pâtres de la montagne, Que vos pipeaux sont doux! Ah! quel ennui me gagne. Quand je suis loin de vous!
Lorsque nos jeunes couples, Par les beaux soirs de mai, Dansent, nerveux et souples, Qui n'en serait charmé? Filles de la montagne. Que vos grands yeux sont douxl Ah! quel ennui me gagne, Quand je suis loin de vous!
— 11 —
VIL— CHANSON DES ALPES
Mélodie populaire en Savoie.
Un peu lent et très lié.
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Les AI - pes dans Tes .pa _ce Dresseot leurs purs som.
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Les parent à — ja-niais. Vous seuls savez me plai . re,
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Beaux lacs dont l'eau si
Xeiges, sa.pins, lacs bleus,-
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Est
le nu-roir
des
cjeux
J'entends pleurer les sources; Doux est leur chant plaintif. J'aime voir, dans mes courses, Fuir le chamois craintif. Surtout, j'aime à l'aurore Laigle qui, loin du sol, Avec un cri sonore Monte d'un lart^e vol.
J'ai vu de riches plaines Aux épis drus et blonds; De suaves haleines Passent dans nos vallons. Mais vous, toujours sublimes, Alpes aux durs chemins, Vous élevez vos cimes Vierges de pas humains.
— 12
VIII. — CHANSON PROVENÇALE
Mélodie populaire provençale. Â.vec entrain, mais gracieusement
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So-Feil de la Pro.ven _ ce, Ar_den-te fleur d'é-
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Tu vis ma brune en-fanceGran.dir en li-ber.
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-te'-, Mon â _ me,qaandj'y pense, Raj-on - ne de clar- te'.
Souvent, au mois splendide Où brille Tor du grain, J'allais bien loin sans guide Cueillir le romarin; Dans l'air, d'un bleu limpide, Soufflait le vent marin.
0 pins, sous vos ramures Léger fut mon sommeil. J'aimais vos longs murmures A l'heure du réveil; J'aimais les figues mûres, La grappe au sang vermeil.
Vers toi, Provence aimée. S'en va mon souvenir, Vers toi, terre enflammée Qui sais me rajeunir, Vers toi, terre embaumée, Toujours pour te bénir!
— 13 —
IX. — CHANSON FLAMANDE
Mélodie populaire flamande.
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Les fleurs aux tendres yeui Chez nous se font al
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tes - se eJ - le mê . me Lui donne un charme ex . quis
Partout le dur labeur, Aux champs ou dans la mine. Bien loin, sur l'eau, chemine Le matelot sans peur. Chacun de nous demande A vivre en travaillant; [bis) Bonne terre flamande, Tu rends le cœur vaillant.
On chante aussi, parfois.
Et nos gaîtés sont franches;
On va, tous les dimanches,
Tirer de l'arc au bois.
Un jour, si l'on nous crie :
« Marchez, enfants, marchez! » [bis)
Compte bien, ma Patrie,
Sur tous les francs archers.
— 14 —
X. —CHANSON D'ALSACE
Mélodie populaire alsacienne.
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Un peu lent et bien lié
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Que notre AJ.sace est
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bel -le  - vec ses frais val
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-V-ir
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Ions! L'é . té mûi'it chez
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-bloDs, /i/' . hé!. Blés, vi-gnes et hou - blons.
Pour nous elle est sacrée; Nous lui devons le jour. Nous la tenons serrée Par un lien damour,.
lûhé ! Par un lien d"amour.
Dis-moi, ma chère Alsace, Qui donc est là chez nous? Je veux garder ma place, 0 mère, à tes genoux,
luhé!^ 0 mère, à tes genoux.
Mais notre cœur fidèle. Pourquoi s'afflige-t-il? Pourquoi, vivant près d'elle, Gémir comme en exil,
liifœ : Gémir comme en exil?
J'entends le bruit des armes; Il souffle un vent guerrier; Mais tes beaux yeux en larmes Ne savent que prier,
liihé! Ne savent que prier.
Ah! vienne Theure sainte Qui séchera tes yeux! Alors, cessant la plainte, Nous chanterons joyeux,
lûhé! Nous chanterons joyeux.
— 15 —
X (bis):
CHANSON POUR L'ALSACE
Mélodie populaire alsacienne.
Un peu lent- et bien lié
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De - vanl la chaîne aj . tiè _ re Des moDts où naît le
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Je suis à ta froii'. tiè . re, Pa . )s de noires-
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ys de notre a - mour.
Tout rit dans la campagne ; Mais toi, depuis longtemps, Derrière la montagne En pleurs tu nous attends,
m hé! En pleurs tu nous attends.
0 cher pays d'Alsace, Sois ferme dans ta foi ; Sans bruit et sans menace Toujours on pense à toi,
lûhé! Toujours on pense à toi.
Fidèle en ta souffrance,. Tenace avec douceur. Ah ! songe à notre France Et garde-lui ton cœur,
M hé! Et aarde-lui ton cœur.
Après ce long supplice Un temps meilleur viendra; Le jour de la justice Pour toi se lèvera,
lùfié ! Pour toi se lèvera.
— 16 —
XI. — LE VENGEUR
Air d'une chanson de marins flamands. Mouyî modéré, mais fortenjent rvthmé
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Que vous a.vez don . tié de gloire à
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Enfants, sur le Vengeur je vois aussi des braves; Ils sont un contre dix, luttant d'un ferme cœur.
Pour ne point subir d'entraves,
Ils combattent, fiers et graves;
Mitraillés par le vainqueur,
Ils combattent pour Thonneur.
3
L'Anglais, qui les admire, en vain voudrait les prendre : La m"er les roulera parmi ses durs galets.
Ils ne veulent rien entendre,
Et, plutôt que de se rendre,
A la face des Anglais
Crachent leurs derniers boulets.
4 Brutal est le canon; hélas ! les flots sont traîtres. Troué, brisé, haché. somt)ra le lourd vaisseau.
Matelots, gabiers et maîtres
Surpassèrent les ancêtres;
Avec eux, au fond de Teau,
Descendit leur cher drapeau.
— 17 —
Vous tous, marins français, lurons nés sur nos plages, Leur sang bat dans vos cœurs; vous êtes bien leurs ûls.
Vous quittez nos doux rivages
Pour combattre des sauvages,
Et, tout comme au temps jadis,
Un de vous en narsue dix !
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XII. — LA CHANSON DE ROLAND
Mélodie populaire dans le Pays basque.
Avec énergie et bien rythmé
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Le no-ble Chai. les, roi des Frnncs, ,.A_vaii pas
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.là qu'il se ha.sar . de Au fond d un val bien té. nébieux.
Hélas! le traître Ganelon A fait garder ce noir vallon :
Car une armée immense Soudain descend des pics voisins.
La lutte à mort commence, Aux cris stridents des Sarrasins.
Blessé trois fois, sire Olivier Dit à Roland : « Beau chevalier,
Là-bas est Charlemagne. Sonnez vers lui, sonnez du cor,
Sonnez par la montagne! » Le bon Roland dit ; « Pas encor. »^
L'épée au poing, fier et sanglant, Il crie aussi, le bon Roland.
Il court dans la bataille. Jonchant de morts le sombre val.
Il frappe, il brise, il taille ; Partout rayonne Durandal-
Entin, percé de part en part, Roland sonna : c'était trop tard.
Autour de lui, dans l'ombre, Râlaient les gens et les chevaux.
Vaincu, mais par le nombre, Roland mourut à Roncevaux.
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— 18 —
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XIII. — LE CHANT DU GLAIVE
Très énergique
Chant breton.
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Chant du glaive de bataille, Cher au dur guerrierl
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Tann! tann! dir! oh! dir! Bois le sang el mords la chair
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Tu vas resplendir, Glaive au rouge ë . clair! —
Chant du glaive des ancêtres,
Qui répand TelTroi! Nous n'aurons jamais de maîtres;
Seul, le glaive est roi.
Tann! tann! dir! oh! dir! L'aigle arrive ; il a du flair.
Tu vas resplendir,
Gitiive au rouge éclair!
Chant du glaive qui protège Ceux que nous aimons,
Nos forêts, n-os champs, la neige De nos libres monts! Tann! tann! dir! oh! dir!
Prends ton brusque vol dans l'air. Tu vas resplendir. Glaive au rouge éclair!
XIV. — HYMNE DES TEMPS FUTURS
Chant de VOde à la Joie, Symphonie avec chœur
de Beethovex (1824).
Avec élan, très animé
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Oliîquel magni . fi.que ré .ve Vient il. lu.mi.
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Dans les purs el lar . ges cieux! - Temps prédits par
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nos an _ cê-lres, Temps sa _ cres, c'est vous en. fin: Car _
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ant, di-vin!— Temps prédits par nos an- cè.tres.
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Temps sa - crés, c'est vous en-fin: Car
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-plit les ê - très, Tout est beau, ri . ant, di-vin!
On ne voit que fleurs écloses Près des murmurantes eaux; Plus suaves sont les roses, Plus exquis les chants d'oiseaux. Pour mener gaîment nos rondes Nous cherchons les bois ombreux ; Mers, vallons, forêts profondes, Comme nous toutsemble heureux*.
Plus de fratricides luttes! Plus de larmes, plus de sang! Il s'élève un chant de flûtes ; Calme et doux, le soir descend. 0 merveille ! la tendresse En un seul fond tous les cœurs, Et l'amour qui nous oppresse Va jaillir en cris vainqueurs ^
Paix et joie à tous les hommes Dans les siècles à venir! Mais Celui par qui nous sommes. C'est lui seul qu'il faut bénir. Les cieux s'ouvrent : plus de voiles! Rien n'est sombre pour l'esprit. Là, plus haut que les étoiles, Dieu rayonne et nous sourit*.
1. Bisser les quatre derniers vers.
— 20 —
XV. — AMOUR FILIAL
Air de la romance de Benjamin dans Joseph, de Méhul (1807)- Modéré et gracieux
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Baisers, doux sourires, caresses, J'en garde un profond souvenir ; Mais pour de plus graves tendresses Je veux, chers parents, vous bénir. C'est vous dont la simple parole Fit le jour dans mon jeune esprit; C'est par vous que mon cœur s'ouvrit Ainsi qu'une fraîche corolle, {bis)
— 21 —
3
Longtemps, ô mon père, ô ma mère, Soyez mon exemple ici-bas; Longtemps vous pourrez, je l'espère, Veiller tous les deux sur mes pas. Vous qui protégez ma faiblesse. Je saurai peut-être, à mon tour. Par mon tendre et pieux amour Vous faire une heureuse vieillesse, (bis]
XVI. — LA FÊTE DES MORTS
Mélodie populaire bretonne. Vu peu leDt et soutenu
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Morts bien-ai -mes, c'est vo - tre fé _ te-,
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Le ci.me - tière est plein de fleurs. Près d'un tom.
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- beau cha - cun s'ar _ rê _ te, Triste et mu _ et, conr.
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- bant la te _ te, Puis lève au ciel ses yeux en pleurs.
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Pour deviner nos rêveries Êtes-vous là, vous, les défunts? Ames des morts, toujours chéries, Lorsque vos tombes sont fleuries, Respirez-vous leurs frais parfums ?
Morts, nous venonspourvous entendre, Pour espérer, prier, bénir. Ah! dites-nous qu'il faut attendre L'heure sacrée, heureuse et tendre. L'heure qui doit nous réunir.
Votre pensée en nous pénètre. Votre lumière emplit nos yeux. Vous l'avez dit : Mourir, c'est naître; Et nous saurons vous reconnaître, Chers trépassés, sous d'autres cieux.
— 22
XVII.
LA FIN DU JUSTE
Mélodie populaire bretonne.
Modéré el soutenu
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Le sage, ex _ empt d en . vi
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la soi - rë - e A _ près le dur.
la - bour.
Parfois son cœur soupire; Il songe au temps enfui ; Mais, pour le voir sourire, L'enfance vient à lui. L'un guide avec tendresse L'aïeul aux pas tremblants ; Le plus petit caresse Ses beaux cheveux tout blancs.
Baisant au front ce juste, La mort lui clôt les yeux; Sur son visage auguste Brille un reflet des cieux. Il va, quittant la terre Avec les purs esprits, Par un divin mystère Revoir ses morts chéris.
23 ~
XVIII
CHANSON DE LABOUR
Mélodie populaire française.
Un peu lenl et bien lié
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iQurî Hors du sil - Ion prends ton vol, chère a . lou.
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el - te; Vole enchan.tant au le.ver du jour.
Pour enfoncer le soc tranchant, L'homme a besoin de ton libre chant.
Plane invisible sur mon champ! {his) Vers le ciel clair prends ton vol, chère alouette; L'homme a besoin de ton libre chant.
3 Ah! que le sol est donc bourbeux! Chante pour moi; chante pour mes bœufs. Vois comme ils soufflent tous les deux! {his) Vers le ciel d'or prendston vol, chère alouette; Chante pour moi; chante pour mes bœufs.
Dans ton langage si charmant, Quand je suis las, parle-moi gaîment,
Et prédis-moi de beau froment! [bis] Vers le soleil prends ton vol, chère alouette; Tout resplendit; chante donc gaîmentl
24 —
XIX. — LA MOISSON
Mélodie populaire bretonne.
Très rvthmé el avec entrain, mais pas trop vile
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bien nos lar. ges faux. Poui* de jov - eux et durs Ira
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Vite, à noire ou.vra - ge! Toi qui lardes, crains Ib-ra-ge
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Vite, à noire ou-vra _ ge. Car nos blés sont grands el beaux.
Les voyez-vous, ces riches blés, Ces lourds épis si bien gonflés?^ Vous, les belles filles, Faites luire les faucilles;
Vous, les belles filles, Vos teints blancs seront hâlés.
Mais quand finissent les moissons, Dansez, fillettes et garçons!^ Fleurissez nos gerbes, Doux bleuets, pavots superbes!
Fleurissez nos gerbes ; Tout est rires et chansons.
De Taube claire au rouge soir, On n"a qu'une heure pour s'asseoir. ^ Sous le ciel qui flambe, Nul ne doit traîner la jambe;
Sous le ciel qui flambe, Brille, acier, comme un miroir!
Sèche au soleil, mon joli grain; Tu deviendras farine et pain. * Tu seras la miche, Pain du pauvre, pain du riche,
Tu seras la miche Qui nourrit le genre humain.
1. Bisser les deux premiers vers de chaque couplet.
— 25 —
XX. — LES MARINS DE GROIX
r> ' qJp Mélodie populaire bretonne.
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Nous é - tions deux, nous e - lions trois, Nous é . lions
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deux, nous é - lions trois, Nous é_ lions trois marins de
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Groix, J/on tra_rfe- ri - tra, tra la Zcr, J/on tra-dé-vi.
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Un matelot, le mousse et moi, [bis] Tout tristes sans savoir pourquoi, Mon tradéritra, tra la la^ Mon tradéritra, la 1ère.
C'était le soir, un soir d'hiver, [bis) Où nous quittions Belle-Isle en mer. Mon trader itra, tra la la, Mon trader itra, la 1ère.
Le vent du nord vint à souffler; {bis) Mais il trouvait à qui parler, Mon tradéritra, tra la la, Mon tradéritra, la 1ère.
Pour commencer tout alla bien ; {bis) C'était quand même un temps de chien, Mon tradéritra, tra la la. Mon tradéritra, la 1ère.
— 26 —
6
On embarquait à chaque instant; {bis) Le mousse était tout grelottant, Mon tradéritra, ira la la^ Mon tradéritra, la 1ère.
a Jean-Pierre, dis-je au matelot, [bis] Je tiens la barre ; grimpe en haut. Mon tradéritra, tra la la, Mon tradéntra, la 1ère.
8
« Monte aux huniers et prend trois ris ! » \bis) Un coup de mer l'aura surpris, Moji tradéritra, tra la La, Mon tradéritra, la 1ère.
Le matelot tomba dans Teau ; {bis) Je n"ai revu que son chapeau. Mon tradéritra, tra la la, Mon tradéritra, la 1ère.
10 Comment sauver mon compagnon? {bis) Tomber la nuit, c'est du guignon, Mon tradéritra, tra la la, Mon tradéritra, la 1ère.
11
Plaignez mon pauvre matelot! ibis) Sa veuve en pleurs maudit le flot, Mon tradéritra, tra la la. Mon tradéritra, la 1ère.
^ 27 —
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XXI. — LA CHANSON DU PÊCHEUR
Air d'un cantique breton.
Ud peu lent et soutenu "^ r-
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soir, à la fraî _ clieur,
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La bar.que dn pê . clieur.
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faut nour.rir nos femmes .^. El nos peJits en - fanls.
Le vent souffle avec rage Contre un chétif bateau. Parfois, c'est le naufrage; Tout n'est pas gai sur l'eau. Mais cette mer cruelle, Nous l'aimons... Pourquoi pas? Ayant grandi sur elle, On est un peu son gas.
0 Vous dont les apôtres Étaient pécheurs aussi, Soyez avec nous autres A l'heure du souci. Sauvez de l'eau profonde Le marin en danger, Doux Maître qui sur l'onde Marchez d'un pas léger.
— 28 —
XXII. — CHANSON DE QUÊTE
Chani populaire normand.
Cn peu lent et soutenu.
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Ah! dans vos fè . les,
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Di-les-vous:lp pauvre a faim! Bonnes gensjes plus hon
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. ne . tes Sont par . Ibis sans feu ni pain.
Comme on a froid ! C'est à la forge Qu'il ferait bon demeurer! De son bec, le rouge-gorge Frappe aux vitres pour entrer.
Pommes ou noix, pain dur ou tendre, Bonnes gens, tout fait plaisir. On est pauvre, on sait attendre; Mais le froid va nous saisir.
Cette maison est charitable, Et pour nous il faut si peu! Les débris de votre table. Faites-en la part de Dieu.
Jette un coup d'œil, brave servante, Dans la huche et le fruitier. La nuit vient, il neige, il vente ; Donne autant que l'an dernier.
L'homme au cœur dur, sourd aux prières, Quelque jour sera puni ; Mais qui voit en nous des frères Vit heureux et meurt béni.
— 29 —
XXIII. — CHANSON DE MAI
Mélodie populaire alsacienne.
Gracieux et modéré
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Mai revient;tout brille auxcieux,Toal chan-tesur la
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Mois de mai, mois de mai, Tu nous rends le cœur bien gai!
Tous les pauvres du pays
Sont là, sous un vieux hêtre.
Vite, servons-leur, amis.
Un franc repas champêtre. Le clair soleil pénètre Les feuilles du vieux hêtre. Mois de mai, mois de mai.
Tu nous rends le cœur bien gai !
Toi, prends place, bon vieillard;
Ayez le cœur en fête ; Pauvres gens, chacun prend part
A votre joie honnête.
Mangez, la soupe est prête;
Buvez, c'est votre fête.
Mois de mai, mois de mai, Tu nous rends le cœur bien gai!
— 30
XXIV. — NOËL AUX CHAMPS
Air d'une pastourelle béarnaise.
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Modéré
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Ber-gers, et vous, ber - gè - res, D faul ou
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vrir vos yeux.—
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la nuit pro _ fon -de A ra) .on . né.
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faut pro-mis au mon - de, L'en.fant
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Là haut, l'essaim des anges S'en va louant Jésus. Mais lui n'a point de langes ; Ses pieds charmants sont nus. Il dort : la paille sèche
Est son berceau. Il dort dans une crèche, Comme un oiseau.
Il vient pour faire entendre Les mots du saint pardon; Sa voix aimable et tendre Dira toujours : Sois bon. Bergers, quel humble Maître
Nous est donné! Allons vers ce doux être; L'enfant est né!
— 31 —
XXV. — LA MARCHE DES ROIS
Même air que le n" 1.
Mouv^ de marche, solennel.
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Ce ma
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J'ai vu dans le loin.
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tain_ Fre'mir au vent des bande-ro.les clai.res; Cerna- is
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-tin. Sur leurs ha-bits Perles et ru . bis,— Partout de
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l'or aux harnais des dromadaires;Sur leurs ha-bits Perles et ru^
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-bis,. Turbans de _ soie et casques bien four.bis!
Trois grands rois, Modestes tous les trois, Brillaient chacun comme un soleil splendide; Trois grands rois, Modestes tous les trois, Étincelaient sur leurs blancs palefrois. Le plus savant Chevauchait devant,
— 32 —
Mais, chaque nuit, une étoile d'or les guide; Le plus savant Chevauchait devant; J'ai vu flotter sa longue barbe au vent.
M'approchant, Je pus entendre un chant Que, seul, chantait un page à la voix fraîche; M'approchant, Je pus entendre un chant; Ah! qu'il était gracieux et touchant! Oii vont les trois Magnifiques rois ? Voir un enfant qui naîtra dans une crèche. Où vont les trois Magnifiques rois ? Fêter celui qui doit mourir en croix.
;3 —
XXVI. — SAINTE GENEVIÈVE
Chant d'un ancien noël français. Mouy^ modéré; simple et ^raoïeux.
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Aux prés fleu _ ris, la blonde Ge.ne - vie . ve, Dont
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cliants.Sa - lut, sa . lut, sa _ lut à la ber. gère aux champs[
2 Par ses vertus cette humble pastourelle Rend tout joyeux l'évêque saint Germain. Il Ta bénie; et Dieu, veillant sur elle Qui suit le droit chemin, Toujours [ter] la guide par la main. 3 Quand vers Paris, aux sombres jours du glaive, On vit marcher les Huns poussant des crîs, Le cœur serré, la tendre Geneviève Se dit aux prés fleuris : « C'est moi [ter) qui sauverai Paris! » 4 La vierge en pleurs va droit au chef barbare ; Aux pieds du roi, pauvrette, la voilà; ;
Mais Dieu l'inspire; un vague effroi s'empare De l'àme d'Attila... Bien loin {ter), tremblant, il s'en alla. 5 Toi qui, voyant le Paradis en rêve, Veillais, le jour, sur tes agneaux chéris, 0 fleur des cieux, petite Geneviève, D'en haut tu nous souris. Salut (ier), patronne de Paris!
— 34 —
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XXVII. — LA BELLE AU BOIS DORMANT
Air de la romance : Chantons Vhymen, dans Biaise et Babet,
opéra-comique deDEZÈDE (1783).
Modéré.
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Chan - tons la Belle au bois dormant, Dor .
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lon_guement. Clian -tons la Belle au
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bois dormant, Pa - reil-le aux fleurs du mois charmant. La
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blonde enfant re.po - se Dans un château très vieux;
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joue est blanche el ro - se, Mais nul n a vu ses yeux._
Chantons la Belle au bois dormant, Dormant toujours paisiblement. Chantons la Belle au bois dormant. Qui doit rêver au mois charmant.
Depuis cent ans, près d'elle. Se tait son cher fuseau; Jamais de fleur nouvelle; Au bois, pas un oiseau.
Chantons la Belle au bois dormant, Qui va briser Tenchantement. Chantons la Belle au bois dormant, Qui va revivre au mois charmant.
UNE VOIX (ou quelques voix).
— Debout, debout, la Belle, Si fraîche après cent ans!
UNE AUTRE VOIX (ou qq. autres voix-
— Qui chante? Qui m'appelle? Serait-ce le Printemps?
LE CHŒUR
Chantons la Belle au bois dormant, Quun prince éveille tendrement. Chantons la Belle au bois dormant, Qu'un prince éveille au mois charmant.
— 35-
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RENOUVEAU
Gracieux et modéré
Mélodie populaire bretonne.
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C'est le temps oh la ber _ gè . re Fi . le sa
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nouille aux cliamps;
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Je la vois pas.ser, lé
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Quand renaît le beau Prin. temps. Elle emmè - ne ses oii
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ail- les, Ses moulons tou-jours bé-lanls'^ Et lonvoitsnr
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les brous - sail - les Des flocons de lai _ ne blancs.
La fauvette aux fraîches notes Chante dans ces jours bénis; Gais bouvreuils, pinsons, linottes Jasent près de leurs doux nids. Les grenouilles, dans Teau claire, Font entendre aussi leur voix. Tout se pare, tout veut plaire,' Quand la fraise est mûre aux bois.
Il s'élève dans l'espace Un bourdonnement joyeux. Près de moi l'abeille passe; Je la suis longtemps des yeux. Sur les champs de trèfle rose, Où TAurore a mis ses pleurs, Elle va. revient, se pose. Sans jamais froisser les fleurs.
— 36 —
XXIX. — VIVE LA ROSE
Air dune ronde populaire française.
Animé et eracieux
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A - dieu Thi-ver mo. ro . se:
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ro - se! A. dieu l'hiver mo_i'o . se: Vj.ve la ro.se! Je
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vois ve.nir Ce. las; On va rire aux é . clats Je
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vois venir Co. las. Vi.ve la rose et le li . las!
Le blé n'est plus en herbe '■ ( y.
Vive la gerbe ! )
Allons, faucille en main! Au travail dès demain ! Allons, faucille en main! Vive la gerbe et le bon pain!
Deux pâtres sont en lutte :
Vive la flûte !
En lutte de chansons,
Jeunes filles, dansons,
En lutte de chansons.
Vive la flûte et les doux sons!
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Le dur soleil nous frappe : ( Vive la grappe! \
Fais-nous du vin sans eau, Gai soleil clair et beau ; Fais-nous du vin sans eau. Vive la grappe et le tonneau !
bis
Voilà Lison qui passe '• ) r-
Vive la grâce ! \
Le bois en est joyeux; Les bouvreuils sifflent mieux. Le bois en est joyeux. Vive la grâce et les beaux yeux!
— 37 —
XXX. — LA FÊTE DU VILLAGE
Air d'un ancien noël français.
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Assez vif et eaTment /. . - —
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C est au-joLird'hui fé . te; RouJe, mon lam . bour!
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On en perd la te . te- Bien a .vanl le jour.
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Sonne, sonne, sonne, Cloche du hameau! Je ne vois personne Sous le vieux ormeau... Rien que la frimousse D'un gas matinal. Seul, il se trémousse Pour ouvrir le bal.
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4 Le violon grince: Biaise arriv.e au trot; On dirait un prince, Tant il est faraud. Accourez, fillettes De seize à vingt ans, Fraîches violettes Du joli printemps!
Tair.
Ce beau temps de Pâques Est ravigotant; Pierre, Antoine et Jacques Viennent en chantant. Çà, que Ton arrose Tambour et crincrin D'un petit vin rose Qui les met en train!
Vite, entrez en danse. Fleurs, rubans et nœuds! Marque la cadence. Bon violoneux! Fais le diable-à-quatre ; Racle avec vigueur; Tu vas faire battre Plus d'un jeune cœur!
— 38
XXXI
LA SAINT-JEAN
Mélodie populaire française.
Gai, mais pas trop vite
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Mes gas, parlons en ban.de; On fê. te la Saint-
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Jean, On fé.le la Saint -Jean. Tout rit, de-puis la
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lan.de Jus - qu'au vieil 0. ce
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- an. Chez nous la joie est
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gran-de, Le jour de la Saint - Jean.
Mes gas, le seigle pousse, Le foin coupé sent bon. [hh] Mangeons, là, sur le pouce. Pain bis et gras jambon. Déjà la poire est douce; Le cidre est toujours bon.
Mes gas, dans les bruyères. Ce soir, on danse en rond. (6is) Les filles les plus fières Peut-être souriront. Autour des llammes claires On danse tous en rond.
Mes gas, les fiançailles Se font à la Saint-Jean, (6is) Flambez, joncs et broussailles, Au beau milieu de Fan! Mes gas, les épousailles Vont suivre la Saint-Jean.
— 39 —
XXXII. — LES JOUTES
Chant des bateliers de l'Adour.
Gai el bien rythmé
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Nos ba _ te _ liers sont gens beu . reux, Toujours gail -
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reux; Al .Ions les voir jou.ter entre eux!
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l'eau qui les ba _ lan . ce, Ils vont croi-ser la — .-^A-
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lan - ce, Frap.pant les durs pa.vois Au son du gai haut.
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bois — Mal - gré les coups de bar. re Un vrai jouteur se
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car - re, Et, fer . me comme un
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Comme ils sont fiers 1 comme ils sont beaux! Quels frais rubans à leurs chapeaux! Comme ils sont fiers! comme ils sont beaux' Partez, rameurs I flottez, drapeaux!
Champions, prenez bien garde;
Un peuple vous regarde.
Debout! c'est le moment!
Joutez loyalement !
Ami, toi qui chancelles.
Imite les sarcelles ;
Dans l'eau, la tête en bas,
Va prendre tes ébats ! Tra la la la la la la la la la la!
Tra la la la la la la la la !
3 J'entends bravos, sifflets et cris; Le plus solide aura le prix. J'entends bravos, sifflets et cris. Et toi, soleil, là-haut tu ris!
Ris bien, soleil des fêtes,
Qui flambes sur nos têtes!
Hardi, les bons rameurs!
Passez dans les clameurs!
Soufflez, ô vents du large!
Hautbois, sonnez la charge!
Tambours, donnez du cœur! ^ Battez pour le vainqueur! Tra la la la la la la la la la la!
Tra la la la la la la la la!
— 41 —
XXXIII. — LES PETITS VENDANGEURS
Air d'ane ronde populaire française.
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Dormez vous en _ co_re,Mes gen-tils coo _ sins?Mesgen.
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tils cou _ sins? Le jour brille et do.re Les co . teaux voi _
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- sins. Vendan-geons dès Tau-ro-re Nos je - lis rai _ sins._
Oh! l'aimable groupe, Les joyeux saluts! {bis) Vivement, la soupe! Qu'on ne tarde plus! En avant, folle troupe De bambins joufflus!
La petite fille
Suit les trois garçons, {bis) Va, revient, babille. Sœur des gais pinsons. La friponne grappille Entre deux chansons.
Que chacun me suive! Travaillez, ciseaux! {bis} Ah! la joie est vive Sur les frais museaux. « A-t-on vu, dit la grive, De pareils oiseaux? »
On te voit, mésange; Prends un air contrit! (bis} Puis gazouille et mange, Si le cœur t'en dit. Dans les jours de vendange. Tout le monde rit.
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— 42 —
XXXIV
LE RÉVEILLON
Air d'une ronde française intercalée dans les Visitandines, opéra-comique de Devienne (f792).
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mi . se Dê-vanl un beaa feu clair. La poêle à
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frire A l'air de rî. re;Sans nul sou-ci Rions aus . si!
Avant que Ton nous couche, Joyeux, nous souperons. Ah! l'eau vient à la bouche Pour l'oie et les marrons.
La poêle à frire
A Fair de rire ;
Sans nul souci,
Rions aussi!
J'ai vu dans une armoire Certain gâteau doré ; Je crois que Ton va boire Un doigt de vin sucré.
La poêle à frire
A l'air de rire ;
Sans nul souci,
Rions aussi!
Brillez gaîment, lumières, Sur notre réveillon ! Timbales et cuillères, Sonnez le carillon!
La poêle à frire
A l'air de rire;
Sans nul souci.
Rions aussi!
Après, paupières closes. On va rêver au ciel. Où sont les belles choses Qu'apportera Noël !
La poêle à frire
A l'air de rire ;
Sans nul souci.
Rions aussi!
— 43 —
XXXV. — QUE VOULEZ-VOUS, LA BELLE
-, , , . . , Air d'une ronde populaire normande.
Gai et bien rythme.
JP'" groupe
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t^— t^
— Que voulez -vous, la belle? Est-ce uu pe - tit , bon.
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quel? Que vou-lez -vous, la
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belle? Est-ce un pe - til bou .'
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. quet?— Je veux un gros bouquet Qui soit de blanc muguet , Um
Ln« HeuT groupes
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leur, ici fleurnou-veLle,01iî le gai rossi-gno.letl
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Oh! la i
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l^"" groupe : 2^ groupe :
— Que voulez-vous, la belle?
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Est-ce un gentil bonnet? — Je veux un fin bonnet Quand le printemps renaît, Lonla. Les deux groupes : — Oh ! la fleur, la fleur nouvelle ! Oh! le gai rossignolet!
3 l^"" groupe : — Que voulez-vous, la belle? )
Est-ce un ruban coquet? ) 2^ groupe : — Je veux ruban coquet,
Dentelle et blanc bouquet, Lonla. Les deux groupes : — Oh! la fleur, la fleur nouvelle! Oh ! le cai rossignolet !
!«'• groupe : — Que voulez-vous, la belle? ; , .
Est-ce un mari bien laid? ) ^^ 2® groupe : — Plutôt joli que laid.
Mesdames, s'il vous plaît, Lonla. Les deux groupes ; — Oh! la fleur, la fleur nouvelle! Oh! le gai rossignolet!
— 44 —
XXXVI.
L'ANE ET LE LOUP
Mélodie populaire bretonne.
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Assez vif. ni
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Un jour que dans les bois fleii .ris, Lan.dé .ra.li
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Près d'une eau vive el claire,
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Si . re Loup se raon-tra, Lan.dé. ra .li
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Le Loup fit voir ses blanches dents,
Landéralidére, Le Loup roula ses yeux ardents, Landéralidére. u Ane, fais ta'prière ! Un, deux, frois, délira, Car on te croquera, Landéralidére, »
3 Martin lui répondit : <( Seigneur,
Landéralidére, Je suis confus d'un tel honneur, Landéralidére. Maigre sera la chère, Un, deux, trois, délira, Que sire Loup fera, Landéralidére.
4 «Chez nousvoustrouverez bien mieux,
Landéralidére, Gigots en broche et cidre vieux,
Landéralidére.
Tout ce qui peut lui plaire, Un. deux, trois, délira, Votre Grandeur l'aura, Landéralidére. »
5 « Emporte-moi, reprit le Loup,
Landéralidére ', Vraiment ceci me plaît beaucoup, Landéralidére. Donc, au grand trot, compère, Un, deux, trois, délira. Ou ta peau saignera, Landéralidére . n
6 Le Loup sur l'Ane allant au trot,
Landéralidére, Dans notre cour entra bientôt, Landéralidére. Ahî la plaisante affaire! Un, deux, trois, délira; Vite, on vous Téventra, Landéralidére.
— 45 —
XXXVII. — LES NOCES DU PAPILLON
Air d'une ronde populaire française.
Animé et bien rjthmé
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— Il faut te ma.ri . er, Pa . pîl . Ion couleur de
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faut te ma ri . er Par tie - vant le vieux Mû . rier.
— Moi, dit le Limaçon, Pour loger ta Papillonne,
Moi, dit le Limaçon, Je te cède ma maison. — Ge qu'un brave cœur me donne. Je l'accepte sans façon.
— Moi, dit le Limaçon, Pour loger ta Papillonne,
Moi, dit le Limaçon, Je te cède ma maison.
— Jai là, dit la Fourmi, Des fragments de vert&s cosses;
J'ai là, dit la Fourmi, Quelques grains de blé parmi. — Ah! le beau repas de noces! Tu régales ton ami.
— J'ai là, dit la Fourmi, Des fragments de vertes cosses;
J'ai là, dit la Fourmi, Quelques grains de blé parmi.
46
— Moi, dit l'Abeille d'or, Mon dessert fera merveille ;
Moi, dit l'Abeille d'or, J'ai du miel liquide encor. — Grand merci, gentille Abeille, Qui partages ton trésor !
— Moi, dit l'Abeille d'or, Mon dessert fera merveille ;
Moi, dit l'Abeille d'or, J'ai du miel liquide encor.
— Voici, cher Papillon, Pour le bal fifre et timbale,
Voici, cher Papillon, La musique du sillon. — C'est aimable à vous, Cigale, C'est aimable à toi. Grillon!
— Voici, cher Papillon, Pour le bal fifre et timbale ;
Voici, cher Papillon, La musique du sillon.
— Pour toi je vais briller. Dit le Ver luisant dans l'herbe.
Pour toi je vais briller; Ne te fais donc plus prier. — Chers amis, tout est superbe; Je veux bien me marier!
— Pour toi je vais briller, Dit le Ver luisant dans l'herbe.
Pour toi je vais briller; Ne te fais donc plus prier.
Remarque. — Il sera bon de faire chanter toutes les répliques du Papillon (vers 5 et 6 de chaque couplet) par une voix seule ou par quelques voix, et de ne faire chanter les 4 pre- miers vers de chaque couplet que par une partie du chœur, le chœur tout entier reprenant ces vers après les répliques du Papillon.
TABLE DES MATIERES
I. — Le Chant des écoliers français 3
II. — Les vaillants du temps jadis , 5
III. — Aux morts pour la Patrie 6
IV. — Le Soldat français 7
V. — Chanson bretonne 9
VI. — Chanson des Pyrénées 10
VII. — Chanson des Alpes 11
VIII. — Chanson provençale 12
IX. — Chanson flamande 13
X. — Chanson d'Alsace 14
{bis) X. — Chanson pour TAlsace 15
XL — Le Vengeur 16
XII. — La Chanson de Roland 17
XIII. — Le Chant du glaive 18
XIV. — Hymne des temps futurs 18
XV. — Amour filial 20
XVI. — La fête des Morts 21
XVII. — La fin du juste 22
XVIII. — Chanson de labour 23
XIX. — La moisson 24
XX. — Les Marins de Croix 25
XXI. — La Chanson du pêcheur 27
XXII. — Chanson de quête 28
XXIII. — Chanson de mai 29
XXIV. — Noël aux champs. 30
XXV. — La marche des rois 31
XXVI. — Sainte Geneviève 33
XXVII. — La Belle au bois dormant 34
XXVIIL — Renouveau 35
XXIX. — Vive la rose 36
XXX. — La fête du village 37
XXXI. — La Saint- Jean 38
XXXII. — Les joutes 39
XXXIII. — Les petits vendangeurs 41
XXXIV. — Le Réveillon 42
XXXV. — Que voulez vous, la belle 43
XXXVI. — L'âne et le loup 44
XXXVII. — Les noces du papillon 45
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M. -Ma|;rice Bouchor. Un vol. in-16. cartonné. Btgnardif Le Joueur, les Folies amvurmises, confti par M. Cil. BuuDHORs. Un vol. ia-16, cartonne Saint-Simon (Les Mémoires de). Trois conféreii' L-.^-i-Liwtc- jui M.vLiiiCE Pellisson, préface par Maurice Bquchor. Un vol. in-16,
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Shakespeare. Macbeth, le ro loisies et présent-
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I présentées par MM. Mauri^ Bouchor el Emi-
II vijl. in-16, cartonné. .. ^ :....... .
Voltaire. Ouelques récit);- Zadig, Jeannot et Colin, clioiJi puUio par M. Maurice Boucbor. Un vol. in-16, câFlonné. ... t fr.
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