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ROMANIA
2 T48Y OF THE East 71e 790 JR. UMIVERSITY
L LeS%o ee — ,
ROV 5 1900
_. SUDRE SO 0 Rae 8 de viswas qu'il a pris qui le met dans
Cesendant l'aube parait, et un sei-
Re = : es Granches, se met en chasse. Au & aux prises avec les chiens Ve a < &vtx vecvreusment. Mais Constant tire &. 28e : sup à ha tète; le coup est mal dirigé
malheureuse bête, qui s'enfuit en la des chasseurs.
is principaux, trois épisodes du rment dans l'édition de Méon trois . UE IV) et que M. Martin, pour des ons plus loin, 4 réunis en une seule : de son édition!
& zwur beaucoup d’autres épisodes, chacun irouve ou reproduit de nouveau avec des gur des allusions dans le reste du roman. ke NIV, v. 540-6472, Primaut rencontre hareng « en sa main ».'Renart lui tend scille, pour en avoir d’autres, de s'étendre sur la route et de faire le mort afin d’être & des charretiers. Primaut suit ce conseil; # veulent le tuer et il est obligé de s'enfuir C'est là, on le voit facilement, une imita- LU la branche III. Dans la branche I, les vers
Se
Et si refu par moi traiz Devant la charete au[s] plaiz
ee a Ysengrin l'aventure qui, d’après ce qui précède, au nombre de celles de Primaut, d'autant plus
Gel fis is en la gelee
Tant qu'il out la queue engclee, ex teppete un trait qui, partout ailleurs dans le Roman, est $ uniquement à Ysengrin. Nous retrouvons li mème
Alwm, 749-1264. Martin, 1. p.131 sq. Matin, IL, p. 124: pont gi
2 lieu commun
not ples 4 se enérations. Dans se mort, retiens ta obilet, » Dans un ce dernier nous fermés et les dents ë être pour cela taxé fe on nous montre le : zapprochent autant de la Bestiaires ?
caractère absolument ode de la pêche. Ce n'est soit la seule version rt, L'Ysengrimus, les h renferment ce conte; & poème français il est le se fixer par écrit au UE siècle ène est tout à fait conduite detail diffère : le chevalier , coupe la queue d'Ysengrin, CU enstint des Granches, comme \ s1, le loup, sur le conscil + de viande, mais des poissons, seule statuts monastiques, plonge sa point du jour, Reinardus va au au curé qui disait sa messe; on siens, s'élancent à sa poursuite. ans la direction d'Ysengrimus; ce ia foule, et une pavsanne qui veut
ARR
suit évidemment <as primitif, la portée «er plus d'intérêt et de davantage la malice de
nt, celui de la dépen- utre. Méon en avait Lu. W Martin les a réunies en une
: l dans son Examen cri- nchainent si étroitement : un seul poème, qui est sans : la collection, puisqu'il ne se Se du Roman. » ïl revient sur le : « On peut distinguer trois at se lient si étroitement l’une à urs branches, telle qu’on la trouve vsairement erronée. La branche III A, » Et, de fait, l'absence d’allusions soman ct l'accord presque unanime x preuves irréfutables de l’étroite
hevsky 1 a attiré non sans raison que peu vague et indécis qui rat- sième épisode. Ysengrin se présente Renart et lui demande à partager son que lui aussi aura abondance de poissons moine. Le loup accepte et se laisse faire £ fe mène à un vivier où il doit faire son novi- Là coup, sans aucune mention d’un intervalle de te nous dit que le vivier où Ysengrin devait pécher
AV, v sou sq., 2e vol., p. 119. dia l'opinion de Grimm, R. Fuch sés, p. 125, ct de Jonckbloct,
. exxii: de Roth, e sur Le roman de
Le.
me autre est celle de dant
j'il raconte est en contradiction avec
autres iges de chansons recueillis versions fonc venir les reliques de w, au contraire, les fait venir de
miné » du Saint Esprit,
me pren, por Dé, . «7 soi coroné, loiauté, k sonore. ES tif, maleüré? (V. 1407.) Le ère Balan les tient enter- £ xpédition de Charles n'a
qui se développent il faut reconquérir : dire À Charlemagne :
.: ravilé et pené. (V. 1807.)
: l'empereur, et quand les : qu'il envoie sept de ses pairs sage bien caractéristique dont
se H cel. Dicus tu coronés,
je sui mout penés,
aliers membrés. (V. 2266.)
e religieusement à l’empereur S dans le poème : les reliques Lei ie reste.
à leur tour jetés en prison; mais ses romanesques que leur réserve Ja soint oubliées : Floripas, l'amante A mou les défendre que les barons se égent à leur tour comme leur
ruie sent de fiançailles que Floripas fait à
A de fui montrer les précieux souvenirs
sos gent cors ho:
, out tot la detiremé
se se illeques gieté.
te l'a ileques past,
net
ae dont Dieus tu sacre,
vs us et le signe hi
Garin de Mons au délabré et de haillons. Le du x siècle, ne nous est : vait être co! Va
de Gen
La mi rature « lorsqu'; courus Inven: mage mule d'in: fort tire
fi
ss compagnons, ines (comme et le secours de
, plus la païenne à de poèmes ne ne, plus blanche us vermeille que $ dans une ngal, l'encens et eux, € œuvre de enne; tantôt (dans ue qui garde de versant du lait de
is Enfances Oger) dlle
-ssi sains que prune de Si ee Guillaume) alle ur es convives une
ant des géants sur
n ee ls os a c'en cle et
Leon un prisonnier met
men Ces din vers ni
matdant G
Balan ne manque er contre Mahom :
SO Lite si curune..
ne culumbe, ment,
< defruissent : srbuncle;
.+ "set butent.
e defulent. (V. 2580.)
s retrouvons le même tpi- , vaincu devant Narbonne, qui lui avait faussement exore, dans la Mort Aimeri,
s ne se me tombe. (Ve 935.)
#OUS VOYONS En pont défendu par dans Gui de Bourgogne); ce né
ant
s que n'est Éambe
QUES
+ combat, On la tue, et elle meurt en Uvtte géante, sons,
» Al c'est la géante Flohart, « au tinel », coupable d'avoir :
tar):
nous li conna
ANR
74 E.-G. PARODI
l'oland. bulle, verbo bollen arrotolare (Dicfenbach, Vergl. Würt., L 283), risponde bene per ogni lato alla base della quale abbiso- gniamo per i nostri vocaboli. Il senso anche qui si è specializ- zato : da quello più generale di « spingere » si passd a quello di « spinger sott’acqua », si pud dire con l’identico trapasso che riscontrammo in cabussar, etc., num. 12.
Del resto anche il senso originario dev’essersi mantenuto in un singolo riflesso. Il vb. spagn. arrebollarse significa « precipi- tarsi dall’alto » e certo dev’essere la medesima cosa dei voca- boli precedenti, anzi per la sua coniugazionc risponde meglio ed alla base tedesca ed ai riflessi dialettali italiani.
E.-G. Paroni.
MÉLANGES
94 pléna plena prehënsum pres primarium primer promittere prometre promissum promes séptem set sitim set seréna serena sérpens serp sédeo sech siccum sech spissum espes tèneo tench timeo tem tractum tret trés tres vénio vench video veig virginem verge viridum vert Diphthongue eu : Déum deu débet deu dëcem deu suum seu sévum seu sédet seu bibere beure crédere creure crédis,—it creus, creu vides,—et veus, veu pédem peu fécit feu Diphthongue ey : apicula abella capillum capell
plèné près primé prumètré prumès sèt
sèu
bèurë krèurë krèus, krèu vèus, vèu pèu
feu
ébèté këbèt
krêus, krëu vêus, vËu pèu
feu
béjé 2 kjébei
1. Voy. la note 5 de la page 93.
2. Ou brie ?
D]
5 tout: gene déuae le poure gent - e 2e gour cho quilent auoir desconbremenit+ de mt de che quant ne leur vaut noïent eis. sa aie curs ont trestout lor talent
ques à rome ne fu tel ioie ouie h ice jour à poure ni a riche
Be cut sors ssint kilont en lor baillie Ce lue ose vis que ce soit dieus meisme
Pol ne ca fout ke nus nel porroit dire Gus me cœurrais awles ne liepprous
D Ensourke tout ne li palasineus Nains aul wivt tint portast grant dolour Nan soit garis au saint cors glorious
A ee iuont aucant si font mener
LAS ersie espesce lor vaut dieus demostrer 5 wine plorant cantant len fist aler Na, cufèru de cel enfremete went alui nex reuoist tous sanes Gad joie maine cil ki la sont sane
Ge bonifasces que martir on apele
AR llleus enportent saint alesén en tere
Mo gentement le serueut et gouuernent
ie que ki cel signer herberguent Le signer cel saint homme en memore SUR à proies pour K nous assole X ges avt aile nous à otroit si grunt joie & del regne dieu le glore
RTC A LR Acte qui le romant eserit È Venu pren que il en ait merchi Ge as une et methe en paradis das nue À de tous nos amis LR auereg a boit int alesin, Amen.
Gaston Paris.
(1272) G273) G274) (275) G276) G277) (278)
182 uña gran turba
Lane, Nova in disparte Lan finora (altra che’ 2 sono « Lanzalotro di due tra i bolo
in ajuto di Mi
Ferrari-Cossa}, 1. 11 nome &# esso me la fa €0 Panis Anna bene distinto dit Monferr. « il ScuuLz, 1, cifl dacci, I, 12 Giovanni dep .
el 1306 (Baron. Sof furono a Bologna del n, À, #97); € noterd, per ragion mr de" conestabili al servizio dello 25e , 312).
Visconti à . = D du Popolo di Bologna esempio.
Frata n Ar
Cp. its, tro, di
s <ou un su0 rampollo, giovi- M 8 Lit, alla tav. tv. Questi non . Sia tutt' uno il Lamorale se q Bike, vera poi o falsa che sia la _ de * da questo personaggio. ess Lodrisio Visconti. 11 padre, Pr mm. I, Fam, Visc., tav. x). mn mir l'anno 1347 nel gran & Luchino Visconti, Isabella XV, 455). ae na 24 galee armate nel 1351 Meneslani (1h, col. 466). ni trentacinque figli di Bernabë
an omigine ronianzesca il nome di
pmobsima fgtiolansa di Bernabd, che . wr,un Eltôre où Astore, un en
+
à. PAGÈS
Msenmasr v'Autias Marcn. Dh mms 006$ actebris auma jam dico MoCCCCLVIII.
mn st sh ES, pero per la incertitut de la ora de aquella es
= pme, © prie Le cac, de sans enteniment, se pertany en vida dis- =. = ser à dl scmmnades, per que, prevengut per la mort, no à ‘2 dixpesicio de les sues coses. E per tal, en nom de La
ms. vont Puue< EUR & Satt Spérit, yo N Auzias March, cavaller, habi- : 06 Se Valeusa, detengut : de accident de malaltia, pero saul* 0e why, rent, savieza € loquela, manifeste, fac e orden lo pre-
— mer mstastient € la mia derrera volentat; per lo qual € la qual
. me. = anale tots alrres restaments € derreres volentats per mi
. … = cndemabes en poder de qualsevol notati 6 de altres qualsevol
mn ques trobassen ab qualsevol paraules derogatories; com sia
= . sentar que squest mon present dérrer testament romanga en aaxais ts altres tro ahuy per mi fets ab qualsevol
me Pa, à CSS æmesor meu e del present meu derrer testament « Las Re JUS STE 7 : que sia feta la mia sepultura, aniversari e Ps F ges NU la qual sepultura elegesch en lo cementeri de ES & sa s sapella dels Marchs, en la claustra de la Seu, DS cé. ue us sut à dté effacé. AR ee Re Re LIN Se ee AR arte ke tombeau des March. Tous les lettrés de ss : à $2 es LR. mes de la Société « limousiniste » du Rat & we: 4 nous + LR es ge l'on recherche le lieu où reposent les
Sir Por wwsmne ne bouge. Pendant notre court
LES
E, én l'altre dels dits cofrens, loren trobats los bens seguents : 15. Primo, una casulla de domas vert usada ab sos fresos ;
17: Unes toualloles de drap de sede morisch ;
18, PRIME ARE ADEME Men A Cr EEE 19. Una borzina de banyeta!;
20. Una banova de Ili ab fullatges, quasi nova; 21. Dos cortines de cendat* vermeill, molt usades. En l'altre dels dits cofrens : 22. Un xipo de domas negre ; 23. os Pape de mezcla!, indas de blanquett ;
Les quals robes se diu que son d'En Johan March, fill del defunt,
26. Hun gonell de drap negre forrat de pell negra,
27. Item, fon trobat en la dita sala :
28. Hun coffre vermeill landat, dins lo qual fon tobada roba de hun scuder de casa apellat Catala, segons dia la companya, « hun drap de Rag, dé, larch vint e quatre palms, poch mes o menys, de caiguda de setse palms, poch mes o menys, ab figures ;
29. Item, fon trobat, en la dita sala, hun artibanchs de dos caxas, delareh de dotie palms;
30. Îtem, dos banchs de fust, de larch caseu de sutse palms ;
31. tem, hun tinell de fust, ab senyals de Marchs ;
32. ltem, hun drap de peus vermeill, molt sotil ;
33. Item, en lo menjador, una taula de menjar ab frontises e peus levadi= ços, de larch de carorce palms, poch mes o menys;
34. liem, hun banch de fust, dé larch dé catorce palms;
35- ltem, una taula redona de menjar ab sos peus, quasi nova;
36. Item, tres cadires plegadiges;
37- ltem, una conqua mijanera ab sos peus de coure ;
38. Item, una cadira trencada;
1. Une trompette (buccéna) en corne.
2. Soie très fine.
3. Labernia : « mélange de diverses couleurs dans les vêtements, » 4. Labernia : « blanqueta, tissu de laine. »
5: Arquibanch?
A. PAGÈS
A5 obly don lamon Ladro seSor de Cutill la lo . 6 Mhuwadu, les quals estan Es mms devant lala Los qe Snague y horètd de son pare Mossen Pee March, lo qe font ee.
svucial de totes les terres del bon duch de Gandis, nome AR, va « de Denia € seSor de ke Baronis de Artoos cent ati ay AtiÿO; per manament e servey del qual edifici lo moe del sut Hivrony dé Gandis y es senyal de tan senpalet servez dené les vus vulpiles, com buy en &a stan en lo sobredit, de ss persons, # Al ab lu ty don Alfonso, rey ée Arago, conguistador del raie “, que comença a regnar en lo 25y MCCCCXVI fins à l'any NUE VU, V imolt affuctat servidor de dons Teresa Bou. »
Amédée Pacès.
S É. PICOT Sa item occupe les Æ 8 8 — C 5 du recueil suivants set Foimaiane |! Tout de nouuea Racoutrie, |} Ou Talebor bain, & . 7€ rgeuse à Rebinez || Lisez sou bain y ve prie, | Pre vou-railly do SX best de Chiguanours || Qui fasai do moichan ours |f Pre «es de Jorget & de son Vesin. Et || chansons iéouses com
mceuin. || À Pocters, || Aruprimi tout auonré pre En
© snue
NS a XN prés M XXI [1572]. Pet. in-8 de 56 Æ. non chiffr., sign 4-G- < ave. dont Le ve est blanc, est orné d'un petit bois qui représente dés:
DROITS Vs coume content 7 pièces qui, sauf la première, ont routés/un titre
Aix que les signatures se suivent, Savoir :
usre de Tom a Piarrot qué parle de mou de bea cat, . À 270 — A8 00: dis de Jo Michen, le bon bomca, Æ, B1, r° — B 3
= Menclogue de Robin, Æ. B 8 ro —C $ wo (le titre est orné d'iine répéti-
Lu avis qui se trouve au titre général); tion fate pré recriation de Talebol, le bon home, cté,,
Qoacs — Dre (le titre est orné d’un petit bois représentant une femme «4 ie trois personnages attablés); ,
Le La critable Pregnostication de Laboureurs, Æ. D6 ro — D 8 wo (eette pièce La qu'un simple titre de départ, au dessous duquel est un bois représentant
esta
Avuieur); : : 4 Mes de forget et de son Vesin, 1572, AE 1 70 —F 4 vo (le titre est
ui représente la dispute des deux voisins ); | fr lingage poctevin, 1572, ME 5 re — G 8 co (le titre vis qui représente des amoureux, placés sous le signe du
ia Y Rés. (exempl. de Faléonet, ne 11738 du Cutul.); le bas aol. contenant la date a été enlevé; il est, de plus, incom- de cahier G. — Biblioth, de S. A. R. Mgr le duc d'Aumale
se sel
SERA
. Poctevirrie... Amprimi tout auoure à Poelers, ou Ron NE demouran prex le Grond Horloge, 1605.
x Late pe awvi de l'introduction à l'édition j décrite ù As ‘us Eur, dont là veuve a publié ce recueil, $ se E appartenait peut-être à la même famille que le Se + Blanchet, mort en 1519, dont Jehan Bouchet à en Donne 1545, fol. 78 b: Goujet, Béblioth. fran- < à . #4 Res Fin rie, 4 Poeters, pre la veufue Jon ES CON NS
us gslente, par L. Favre, HR
£. rICOT
Te sn | Be moe sailly do sor'rie || De beacop de : Res & =oychont tours. Ouecque le precez de … |» #8, &Q chonsons ieouses com ; nn mx MER le grecs criminel d'in marcacin, || 4 … bout Émérimur & || Librére. 1646 Pete = > — nie diuisy in beacot || de peces. || Qu}. < Ses, (fat pre dialoge. || E le Dotour sata ” ‘an{homea qu'ést au lécr ben — te & malourouse de Perrot || ] Paris. || Härongue recitie deuon vérs fat la loüionge do Muëre Es ns jeouses & jonteilles, pré |] a lingage || Poiteuinea. || 4 Posters, - ar || &' Librére, 1646. Pet. in-12 de
Sms um eranaution do labouroux.
- S DER Ses - mu ever Sie MArCUSSÈn. DER :
nt RS
D SD mearee gai eu tire it malada en gronde necéssilr. ge a gen sé arrivy à Perrot Bragars. 7 À age Reset Pc) devon monsignour de Villementie, inton- es ee
ec de mansiour le moëre de Poeters.
qu. és à i . cou sr à résjouyssance de la deroute du sieur de Soubixe.… RS
RSS D | , Fra sen sea a son gron amy Piarrot Chapea ou gle raconte = Le y Pi Li ne gaet aeait a Poclers, 0 fu de jose. Fe œmurce à Prrot et Jonnelon en parlange froncex.
aus, FL. 0504. Rés.
SM
{ eruin'rie, || Tot de nouuca rencontre, ||
a Gr à ea |! Fat réponse à Robinea : || Lisez sou DURS Re wu railly do sot’rie || De beacop de chica- Ne CNT ee moëchont tours. || Ouecque le precez de
EX
226 Ë. PICOT Moyennant qu'on le paye bien, 475 Soit en argent, ou soit en vin, Et que les vignerons devroient Avoir les vignes ; qu'ils fevoient Mieux, et plus seurement pour eux Que pour autruy; mais pas un d'eux 180 N'ensuit sa maniére de faire, Quoy qu'ils disent assez leur plaire.
Il est évident que tous ces détails ne pouvaient intéresser qu'un public d'initiés, où chacun saisissait à demi-mor les allu®= sions de l'acteur; aussi n'est-il pas douteux pour nous que le Monologue du bon vigneron n'ait été récité à quelque fêté de la bazoche d'Auxerre. Une allusion précise nous fournit Ja date approximative, sinon de la pièce, du moins du remaniement Le poète fait mention de la conversion d'Henri IW (1593) comme d’un évènement récent :
Et combien aux troubles derniers Avons-nous vu de tels guerriers Qui ont quitté charrue et serpe 475 Pour prendre l’espée et l’escharpe ! Ne me chaut de quelle couleur, Et ne sçay qui fut le meilleur Des deux partis, fors que le roy: L'a emporté, prenant la fov 180 De la sainete Eglise romaine, Qui le maintient en son domaine On dit que sans cela la France Seroit encore en grand souffrance. Le vigneron termine ainsi : Or me voicy (je) en ma franchise Bon soir nous doint Dieu. Ça, Nicole, Si tu veux bien que je t'accolle, Fay moy soupper joyeusement, Car j'en ay faict un grand serment. 1150 Nos vignes sont faictes, et belles : Ne sont-ce pas bonnes nouvelles? Sus, enfans, rejouyssez vous Et benissez Dieu avec nous
Bibliographie :
a. b. — Discours ioyeux en facon de sermon, ete. Voy. le n° 16 (rt. XV, 389).
(Gatal., 1, ne 1024).
TRE «Sr ie XCIMI [1594]. In-8 de r2
— ns 2e ÉmErENS par M. Gustave Brunet dans son nes pis (1859), 13-14.
ess Fan DE Toaxsou pou Treu, dem. 1594. |
jm À de Lyon, qui supportait impa- nn =". mes », c'est-à-dire des ligueurs, se Bee IV et arbora l'écharpe blanche. pu à . = mess de la ville, il s'en fit un rempart Dee 27 = amies du duc de Savoie. Charles- atsent proclamé comte de Provence, %% de couronne de France; les lieute- ee ke mainer dans l'esprit populaire par L tions satiriques. La Farsa de es qui vont suivre sont dirigées
Es es monologues, composés de 1594 4 ee means
QT"
238 É. PICOT Refr. Vive l'amour et ses feux! Vive les Nymphes et leurs jeux! Vive tous (les) loyaux amoureux! (20 couplets.) 2° Responce des trois Mores aux quatre Nymphes, el se chante sur le mesme chant : Les Mores Nous trois Mores, qui marchons En bataille, despechons; Voicy trois Nymphes que nous cherchons... Refr. Vive la rare beauté Des nymphes sans cruauté Qui ont nos cœurs en prison arresté. (22 couplets:.)
Le messager savoyard, qui prend évidemment la parole dans une fète donnée à l’occasion du rétablissement de la paix, s'étonne tout d’abord des changements qui viennent de s'accomplir :
Di z-a par, megnal Di se sey:1
N'é jou pa prou ita à vous vey?
M'arma, je ne sarin qu'y fares
O que je z-ou de mo, da fare,
Depoay que se ay età! $ Je nou sarin tout racontà
Quan j'arin bin per fortuna
Atant de lengue qu'une fena.
O me bele gen, que d’affarel
Je pri à Di et à sa mare 10 Que vous gardayÿ dou e z-età
Et nous voley tuy confortà;
Me je viou de terriblo ebofou.
La gucrra est causa dou troblou
E la causa de mon malour. 15 Jamé nou n'an ou que doulour
Depoay l'oura et lo jour
Que la Ligua entri en cour.
1. Le Roxier des Clunsons nouvelles el amoureuses (Lyon, Jonas Gautherin, 1609, in-16), 75 et 79.
2. Dieu ÿ a part, enfants! Dieu soit céans!
3. Par mon âme, je ne saurions qu’y faire.
242 Ë. PICOT
Le titre, dont le ve est blanc, est orné d’un bois représentant deux masques dramatiques ét une marotte.
Le vo du dernier f. est blanc.
Biblioth. de Genève, 302. Gf, (exemplaire incomplet du dernier f°),
b. — Réimpression exécutée pour le libraire René Muffat, & Paris, dans la collection intitulée : Portefeuille de lAmi des Livres (Paris, Typogr. d'Ad. Lainé et J. Havard, s. d'{r86o], in-8 de 7 pp.)
Nous ignorons en quelles mains a passé l'exemplairé complet que M: Muflat possédait alors.
are Jullien à Genève,
c. — Réimpression exécutée pour le lib 1882, in-8.
87. — LE PLAISANT DISCOURS D'UN CORRIER SAVOYSIEN, [Lyon, 1600.
Cette pièce, qui a probablement été récitée dans un ballet comme les précédentes, a été composée dans les mêmes cir- constances que le Discours d’un medecin savoyart, dont elle est, pour ainsi dire, le pendant. En voici le début : Ê
lonnau, meigna, honnau, honnau !
tan coru et tan marchya y le cu to ecorchya
D'avey tan chevochi de zicgue ; 5 Lay fay, zou erey, dou mille legue.
Ze say per cour to lou afare
Et quasi cen que ce dey fare, l'an dou viou que dou noué
‘lo notron ca va de travé : 10 Ze veyo bin orendrey. Di gar de ma monsio lo roy
Per m'arma, € un bravo seynou: E n'a ran come monsegnou,
y pa se opiniatro. 15 Ho, migna, lo gran dezatro
Qu'on n'a rendu lou marquez
Le courrier ne malmène pas moins le due de Savoie que ne Pa fait le médecin; il termine ainsi :
246 É. PICOT Quant au monologue, en voici le début :
Derollié gelibarde et colovrene,
Quitta tretuy votre fene,
Meina de Savoy, per veny
Trova le segnou d’Arbigny',
Votron bravo governou, s Que vo va fechy en honnou;
Votron douvo sié pa z-a pa,
Vey se vo saria ren atrapa.
Devan que n’en ren conta,
Ge vuy dere la vereta; 10 Ge ne sey ne cher ne peisson,
Entendyÿ don bin ma reison.….
Le récit du paysan est beaucoup plus développé que les récits dont nous avons parlé aux articles précédents; il se termine ainsi :
Devan que sey San Nicola
Du mey de mey, j'ay bella pou
Quo ne n'ayan de ma lou sou. 210 Sou l'an prou de faschery.
Ge n’en serey ren marry
S’on lo baille lou tantin.
Ge prio à Di que per un matin
Qua qu'on en tirey bon revencho. 215 Ho l’an beo quira lo ventro,
He fo reconeitre on segnou
Ou lo rey, ou bin l'emperou,
San etre Segnou dello memo;
D'Arbigny sallira de lemo, 220 Sou ne n'en tire sa rcison.
À Di tan qu'à l’atra seison.
Bibliographie :
a.— Discours || sur l’Entreprinse || de Geneue, tiré au || vray par vn || Croquan Sauoyar. || Faicte le 22. de Decembre, l’an 1602. || 4 Chambery. || 1603. In-8 de 16 pp.
1. Le baron d’Albigny commandait le gros de l'armée savoyarde, environ quatre mille hommes.
258 É. PICOT
Encontre nos de leur puissance; Car, depuis que je eux coneysance, Je ne vis home a mon vivant 15 Que tous jors darier et devant Ne disist riotes et blaymes. Pour tant nos autres, povres fames, Avons nos fet une requeste Au pape (le quel Dieu nos preste!), 20 Que nos puissons ardiemant Prescher sans nul contestement De home que vive, Encor, pour bone reyson vive Alleguer desus l’Escripture, 25 Or feytes peys a l'aventure. pour grant charité ...la verité Escripture ..l'avanture +... .Scouter -us tost boter ..m'a trové
Fol. 20 La secunda dis, sans debatre Le perilh qu'en poroyt avenir, El la premiere veut venir. 40 Unh home, si non se marie, Il use malement sa vie, Ou moyns si ne soyt moyne ou prestre ; Mès, quand d’unh home que veut estre Mondeyn pour acrestre le monde, 45 Jamès nul bien ne lui abunde Si n'est marié, par ma foy. Il ë ainsi, come je croys, Qu'il passera bian sa jonueso; Mès quant viendra en sa vielhessa, so
17 Notre copie porte : Ne disise rientes. — 18 pauries. — 22 constentemant. — 24 Encores. — 39 qu'il an poroyt. — 42 Il usse mouvessemant. — 43 Ou moine manque. — 44 Mes quad home. — 48 croys.
262 É. PICOT Ge lo vou vo fare entra. Meina, entra. Di vo gardey, 105 Et fate tuy votron devey. Les cuisinières devaient alors danser un ballet. Bibliographie : Le || plaisant || Prologue d’vn || Cuisinier Sauoyard, qui fai- soit l'amour || à vne Signore Italienne. Recité au ba-|| let des Cuisiniers, le Ieudy 26. Feburier || de 1a presente Année, 1604. 114 Lyon. || M.D.CONI [1604]. In-8 de 7 pp. Au titre, un bois qui représente un amour tirant de l'arc.
Cette pièce nous a été communiquée par M. Claudin en même temps que le no 87.
LE MONOLOGUE DRAMATIQUE 275
Varlet à louer, b $07. Vatard (Pierre), impr. à Auxerre,
a 389.
Vauvert (Le diable), b 527.
Veinant (Auguste), a 389; — b 507, 510.
Velu (Saint), a 376.
Vens (Sermon joyeux des quatre), b 463.
Verconus, b 534.
Versailles (Biblioth. de), a 368, 382; — b 462, 503, 506.
Videlle (Alexandre de), c 248.
Wie de saincle Barbe, a 359.
Vie (La) de treshaute… dame, madame Gueline, a 382.
Vie (La) saint Harenc, a 371.
Vie (La terrible), Testament et Fin de l'Oyson, a 377.
Villageois (Monologues de), c 207-227.
Villon (François), a 369; —b 523- 527-
Viollet-le-Duc, Ancien Theatre françois, b 472, 492, 525.
Warin, a 367.
Watekt de tous mestiers, à 359, 361; — b 500.
Weyssenburg, bibliophile, a 394.
Émile Picor.
288 MÉLANGES
voici une forme patoise qui les lèvera aisément. A Panissière, Sainte-Agathe et lieux circonvoisins, qui appartiennent géogra- phiquement au Forez, mais dont la phonétique est celle du Lyonnais, fade se dit vadou, fém. vadoussi, mots dont l’étymo-
logie vapidosus ne saurait se discuter’.
N. Du PuirsPELt.
1. [Cette confirmation de mon hypothèse m'est d'autant plus agréable que j'avais conçu moi-même des doutes sur sa légitimité. D'une part, le change- ment du v initial en f est toujours bien surprenant (fois vicem) est dans une condition particulière, voy. Rom., XVI, 155); d'autre part, le latin fatuus a, ce que j'avais oublié jadis en rédigeant mon article, précisément le sens de fade, et le prov. fat a conservé ce sens. Le rapprochement que fait notre savant collaborateur parait décisif, et permet de supposer que rude en français est devenu fade sous l'influence de faguus. — G. P.]
OBSERVATIONS SUR LE Compte-rendu du Poëme moral. 315 Miôn sens, de’ne pas assez faire, Plus encore qu'en 1886, je suis porté aujourd'hui à attribuer une origine littéraire, donc hétérogène, aux diver- gences relevées par moi entre la langue des chartes et celle du P. M. L'édi- teurde celui-ci est mal venu à m'adresser le reproche auquel je réponds ler, luimqui critique si vertement la prudente inspiration qui m'a fuit écrire m habitudes orthographiques du scribe », non de l'auteur, Quant à la question de Savoir si le ms. À est l'œuvre de deux où de trois copistes, je la considère comme non résolue jusqu'ici. P, 12, M. C. est du premier avis; p, 267, il adopté le second, mais il n'apporte aucune démonswration à l'appui de sa volte-face, J'ai du moins cherché à reconnaître (p.119) les traits distinetifs déchaque scribe; en présence du doute paléographique et des contradictions de M:Parker, c'était, je crois, le meilleur parti.
@. £: J'aurais incontestablement mieux fait de ne pas invoquer crmunal, que Mintroduisais d'ailleurs par un « peut-être » assez significatif. Je n'avais pas on plus saisi l'explication de M. C, relativement au ms. G. Je m'empresse de teconnaître ii mon erreur.
&:Mais c'est M. C. Iui-même qui parle d'une telle explication, P. 41, 42,1 nous dit que MM. Suchier et Jenrich seniblent admettre que les formes déjire gorent, brisrrent, etc, ont un à, « puisqu'ils considèrent ces parfaits en rent, AE quil me semble, comme ayant la même valeur que ceux en -arenit Cnarent, mungarent, etc. dans les Dialoqus), de sorte qu'ici, dans leur manière de voir (nach ihrer Auffassung), à serait pour ar primitif, érent pour arent Je ne puis partager cette manière de voir (Diese Auflassung kannoich nicht theilen) ». À quoi il m'était permis d'ajouter que je la par= ages, en présence de formes, inconnues À M. C., des cartulaires liégeois, MC, ne discute pas ces formes, non plus que mes autres emprunts aux documents historiques de Liège; il se méprend sans doute sur le sens du mot français différemment, pour m'attribuer ensuite une explication absurde, best certain que des formes en -arent et en -erent existent À Liège pour les verbes soumis À la loi de Bartsch; les documents locaux l'établissent 4 suffi: sanets l'explication, c'en est bien une, des formes ent par -aremi plus Aücien, que M. C. sfribue à MM. Suchier et Jenrich, me paraît, encore msintenant, y trouver sa pleine confirmation; c'est tout ce que j'ai vouli démontrer.
M, WitMOTTE,
354 CH. JORET
l'Armoise commune (Artemisitvulgaris L.), en anglais mugtébrt, ….
est l’objet :
Have a mind, mugwort, Thou-hast might for three What thou mentionedst And against thirty;
What thou preparedst For venom availest,
At the prime telling. For fying vile things,
Una thou hightest Mighty gainst loathed ones Eldest of worts, That through the land rover,
L'examen auquel je viens de me livrer montre que, chez toutes les nations indo-européennes sans exception, on retrouve les traces d’un culte dont les plantes ont été autrefois l'objet; j'ai fait voir l'extension qu'il a prise chez les Hindous; s'il occupe une place bien moins considérable dans les croyances des races gréco-italiotes, les incantations qu'on a lues plus haut prouvent d’une manière incontestable quelles racines profondes il avait chez elles, en même temps qu’elles nous reportent'aux traditions les plus anciennes et les plus curieuses des peuples aryens.
Charles Jorer.
1. Op. land, p. 31. Ces vers sont Lt traduction anglaise faite par Oswvall Cockayne du texte anglo: antation, NOTE ADDITIONNELLE. Au chap. NXIV des Xe maemeli on trouve aussi (p. 183 de l'édition d'Ackermann) un fragment de prière joint à l'indication médicale de l’emploi de cette plante pour les mala- dies d’yeux, « ad oculorum vitia atque dolores. » Voici cette formule :
omine et virlutes herbe chu
« Herbam chamaemelon si quis ante solis ortum carpserit et dicat : 4 albu-
ginem oculortm te carpo et subrenias, et cam alligatam secum gestet, juvat. »
be P, RAJNA Attusius germani » servivano in Praglia da testimonii ad uaa donasionc fat al monastero muranese di S. Cipriano (n° 63). « Ugo comes » : egli & conte « Pataviensis » (nr. 77, 79), o 4 Paduanus v (n. 142, 355, 1541), vale a dire conte di Malova : una dignità che già a quel tempo doveva essere più o meno impalliditi, ma che qual titolo ereditario, accompagnato, parrebbe, da certe prerogative, continud à sussistere in questa chiatt anche per tutta l'età del reggimento comunale :, Artü & indubhiamente fratello minore, e al titolo non partecipa, nè puÿ putevipare. L'due fratelli ci riappariscono entrambi l'anno dites ai AS di mare, tra à personaggi che stanno datomno all” ip Enrico Vaio nel palazzo vescovile dla loro sttA a Al iusticias faciendas ac delikerandis » (n. rs). Ma A Au vi ebN àl esser lntate da quest: cho euli era AS di cuve d mt
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OTICE SUR LE MANUSCRIT 307
(ANCIEN 851) DE LA BIBLIOTHÈQUE D'ARRAS
RECUEIL DE VIES DE SAINT
EN PROSE ET EN VERS.
« Ce volume à été tellement mutile qu'il est impossible de reconnaitre la succession des pièces dont 1l se compose. » Ainsi s'expriment à la fois, au sujet du precieux livre dont d'entreprends de donner li description deta Caron, dans son C sr 7
378 P. MEYER
D. vi fol. 127, etc. Dans tous ces mss. le commencement est un peu différent.
(Fol. 59 b, anc. vijc') Au tans que sains Martins estoit archevesques de
Tors, estoit uns jovenciaus qui Brisces estoit apelés. Cil agaïtoit mout saint Martin por ce qu’il le veoit vicil home et de grant abstinence et de sainte vi et li jovenciaus avoit le cuer jovene ; se ne li plaisoit mie les oevres du saint home, car il volsist bien que il se tenist plus belement de dras et d'autres choses, si come li pluisor font encore, que se il veoient les evesques et les autres pursones deduire povrement et en viels habis-et en grans abstinences, pour la Diu amor, il les en blasmeroient et diroient que ce seroit vpocresie: pour ce ne set on mais que faire.
Un jor avint que uns hom estoit entrepris de grant enfermeté ; si aloit que- rant saint Martin pour avoir santé, car li sains hom estoit adont en
Non seulement dans les mss. indiqués ci-dessus, le début diffère de celui du ms. d'Arras, mais il est encore à noter que ces mêmes mss. offrent, à la suite du premier alinéa, un passage en vers que notre ms. a omis, sauf le premier vers. Voici, par exemple, le texte du ms. 411 :
Quant scinz Brices estoit jouvenciaus, il guctoit molt seint Martin por ce qu'il le veoit viell home et de grant abstinence et de seinte vie. Et li jou- venciaus avait lc cour joenne.….. il les en blasmeroïent ct diroient que ce seroit ypocrisie.
Por ce ne set l'en mès que fere?:
Nus ne se set auquel chief trere.
Beguinss est qi veust fere bien,
Ne nus nel tient acrestien
Qù le mal fet apertement.
Qÿ se meintient moiennement
L'on li met sus q'il est eschars:
Si est li maus par tot Que nus ne set qu de’ Ne la quel voie il puist teni
Un jor avint que uns hom estoit entrepris de grant enfermeté. Si aloit querant seint Martin por avoir santé ct aïde car li svint home vivoit encore adonc.…..
Nous écririons plutôt xcrij.
2. Dans fr. 411 les vers sont à la ligne; dans les autres mss. comme de la prose.
3. Ms. qui Benipns.
sont écrits
MEYER
390
Volentiers honeroit Eta mis som poor fou c'oncrer devoit : Pour saint Jop décevoir; C'estoit son creatour Mais riens mule ne vaut, A qui avoit amour 28 Que por nés .j, assaut Et qu'il servoit tant bien Que il li seut livrer. Qu'il n'i oublioit rien; Ne le puet delivrer Et Dieu tant cier l'avoit De l'amor son signor, Qui som bien abandonaït, 32 Que il serr nuit et jor. Molt l'ama nostre Siré; Qant voit li anemis Ain lui ne mostra ire, Que, par fais ne par dis, Ains fusses boins amis Ne le puet eslongier Si ken som paradis 36 De la voie ou il iert, Le posa il et mist Son sens marvoie d'ire, Pour les biens que il fist. Ne set que il puet dire, ës or voel raconter C'a lui ne le puet traine; D Les biens Jop, er conter 4a Si l'en convient retraire. La soustrance de lui tant s'est l'anernis Ke il soutiri pour lui. De saint Jop departis, Aine n'i ot point d'aie Si s'en va s'aleûre; De sa feme Marie, 44 Sa grant paîne a perdue, Ki hors dou sens estoit N'ot gaires loïns alé, Qant nul bien Jop faisoit: Quant Dicu a encontré Mais pour ce nel laissa. Ki bien savoit l'ataire, ant servi et ama (4180) as Et Kestoit alés querre, (0) SN Jhesu Gris son signer Mais por çou le faissoit Del tour à où s'amor, Que essaier voloit Et toute sa pensée Jop en autre maniere Eu en Jhesu fremée, 52 « Diva, a faitil, e treciere, 92 Et tant que il avint e De quel part reviens tu Un jor k'anemis vint, « Kel conquest fait as tu? Ne mic seulement, — Jou ai», dist l'aneimis, Mais avoue lui sa gent 56» Tel conquest fait et quis Ki aiment malvaistiés, u C'assés en af temptés S'alerent par cités «Eten mal bien temptes à Les boines gens tentant. Et Des li respondi : Les mralvais merguillant. 66 6 Or me raconte et di 100 tant s'en vin di uns e De Jop men ami cier. Ki ni atarga plus + Se tu le pues plaisier. La à Jop fu manans = Naife]! » dit l'anemis,
De quan! il fu pois 64e Molt est Jop vos amis 104
Perstrep do
a Lactone eos par du sémilit
Dents
ns et de prie
rimes, = 35 fussus, porn fu ses.
26 Mi onerer. —
400
P. MEYER
TABLE DES ARTICLES.
André (Vie de saint), 4.
Antechrist (De !”), 21.
Antoine (Vie de saint), 16.
Barthélemy (Vie de saint), 5.
Benoît (Vie de saint), 11.
Brice (Vie de saint), 12.
Dominique (Vie de saint), en vers, 29.
Etienne (Saint), épitre farcie pour sa fête, 27.
Fursi (Vie de saint), 22.
Hilarion (Vie de saint), 18.
Jacques le Majeur (Vie de saint), 6.
Jean l’évangéliste (Vie de saint), en vers, 26.
Jérôme (Vie de saint), 10.
Job (Vie de saint), en vers, 28.
Malchus (Vie de saint), 14.
Martial (Vie de saint), 24.
Martin (Vie de saint), 23.
Mathieu (Vie de saint), 8.
Nicolas (Vie de saint), 19.
Pantaléon (Vie de saint), 17.
Patrice (Le purgatoire de saint), 20. Paul (Passion de saint), 2.
Paul le simple (Vie de saint), 15. Paulin (Vie de saint), 13. - Philippe l'apôtre (Vie de saint), 7. Pierre et Paul (La dispute dessaints), 1. Procès et Martinien (Vie des saints),
3: Simon et Jude (Vie des saints), 9. Vast (Vfe dé saint), 25.
Paul Meyer.
s infaillible et a q ussi que sa connaissa
à rs ES‘ ; * — «oëre hommage sans hésiter à son _ & xhamer l'inseription de son nom,
sen ts Es 5 * DE & à Caseneuve, dans toute histoire RIT ka gemane en France au xvue siècle. Li SS €
Ant. Tous.
432 MÉLANGES
la contienne. L'abbé Poquet, ne l'ayant pas trouvée dans le ms.
de Soissons, ne l’a pas connue.
1. Chanter m’estuet, car nel doi contredire, La Virge a cui tuit' doivent sousploier. Bien [doi] de li ma canchon faire et dire,
4 Et en cantant merchi querre et proïier,
Car bien me peut au jour de duel [et d’ire?] Cheste dame vers son filg. 3 7 Qui si dous est qu’il nes set escondire.
Il. Dame cui Diex vaut seur toutes eslirre, En cui se vint li fiex Dieu + herbegier De vous doivent trestuit chanter et lirre,
11 Car vous poës, douche dame, abregier De vo dous filg le maltalent et l'ires En quoi chascuns s’embat trop de legier
14 Par le pechié qui cors ct ame empire.
UT. Dame, vos estes li vrais mires (sic). Pour pecheours conforter et aidier. Qui de vrai cuer vo grans doucheurs remire 18 Plus en i voit qu’il ne puist souhaidier. Paré vous fu nés Jhesus [Cris] nostre sire, La fontaine qui ne peut eswidier, 21 Qui pour le mont vint souffrir grief martire.
IV. Douche dame, de la douche fontainne Estes ruissiaus qui ne peut cstanchier : Quant on i prent le plus ct plus est plainne,
25 Con l'en ne peut essorber.. 7 Chil qui vous sert bien emploie sa paine, Car ennemis nel peut desavanchier
28 Ne mal faire pour chose qu'il s'en paine.
1. Ms. tout, ct plus bas, v. 10, frestout.
2. duel est le dernier mot de la ligne, ce qui explique l'omission. 3- Le copiste a laissé en blanc le mot manquant; p.-ê. avoier ? 4. Ms. Die: 5. Ms. et dire, 6
7
+ Ms. Car.
. La fin du vers manque. Il faut probablement suppléer n’espuchier.
434 MÉLANGES
Reïne onorée, Bon fuissiés vous née ! Dame desirrée, Par vous est sauvée Vos estes la rée 7 La gent esgarée Plaine de dokçor ; De la grant tristor Rose de trés buen odor, Dont nous mist Eve en errour, Vaissiaus d'amor Par sa folour, Et d'onor, 11 Et em plour. Buer fussez vos née, Puchele hounerée, Mere au Creator, De si grant dolour Pucele alornie À sa gent ostée De très haut ator. 15 Diex pour vostre amour.
Quant je sui plus en perilleuse vie. — Pièce de cinq couplets à rimes constantes, chaque couplet de quatorze vers rimant par abub bab cccbabb. Voici le premier d’après fr. 2193 fol. 11 c':
Quant je sui plus em perilleuse vie Et je miex doi selonc Dieu, estre liés, Lors me semont jolivetés et prie Et li mondes que je soic envoisiés. Em peril sui d’estre mesconseilliés : Secourés moi, douche Virge Marie, Se chose ai fait dont Diex soit courouchiés. Mar la vil Pour che vous pri Que par vostre merci En chest asaut desfendre me deigniés, Car bien sai qu'efn] ma folie, Com dous que fust li pechiés, Laidement sui engingniés.
Le type est une pièce de Blondel dont la forme diffère seule- ment en ce que les rimes changent de deux en deux couplets2,
Quant je plus sui en paor de ma vie Et je doi moins par raison estre liés, Lors me semont ma volentés el prie
Et jine Amours que je soie enroisiés. Se m'ocist, siens en iert li pechiés +
Manque dans l'édition. que les Levs d'amers appellent coblas doblus (I, 264).
438 MÉLANGES
une dentale dans deux syllabes contiguës, il y a tendance à assimiler la dentale à la gutturale.
Les exemples ne sont pas nombreux, car il ne s’agit que d’une tendance; ils sont cependant assez significatifs pour l'indiquer. Voici par exemple trois mots qui ont la même structure; ils se divisent de même; la première syllabe demande un mème accent sur a suivi de deux consonnes dont la dernière est un #, etc. :
Prov. carta bel lyonn. carca beau. Prov. canta ridia — bas dauph. canca ridia, hanneton. Prov. casta gnetta = dauph. casca gnetta*.
Le phénomène se retrouve dans quelques autres mots, quoique de façon moins apparente. Le prov. cutel, nuque, est devenu le bas-dauph. cocouet. Molard, dans son Dictionnaire grammatical du mauvais langage (1803), proscrit le mot reguin- gote, habituel aux Lyonnais pour redingote. Dans la Tarentaise, la Pentecôte est devenue la Peintekouke ?.
Deux gutturales qui ne sont pas du même ordre tendent aussi à s’assimiler. Molard proscrit le mot gogossel employé par les Lyonnais pour croque-au-sel.
Cette répétition de la gutturale paraît même assez agréable aux Lyonnais pour qu'ils l’aient quelquefois employée dans des mots où la consonne voisine n’est pas une dentale. À Panissières, un « grenouillon », tétard de grenouille, est devenu un gargo- lion; et A Rive-de-Gier, « guenillerie », pour assemblage de gucnilles, est devenu ganguillari.
N. pu PUITSPELU.
1. Je dois à M. l'abbé Moutier, auteur d'une Grammaire dauphinoise, d’avoir appelé mon attention sur cancaridia et cascagnetta. 2. Origines du patois de la Tarentaise, par l'abbé Pont.
n'en put uler. À pag 2:4 Mui: l'ume au Bret + €: chiaro che s'abbia a non put cCsare. »
fme que le 2e Mai li serplus E za troublant.
1. La locusionc ricorre in altri cinqué luoghi col verbo metre ed in uno con deprudre. In verni di giusta misura troviamo due volte a b. :
1235. Si despendi si 4 bandon. 3554 Mais tout vous soit mis a bandon.
el una a ab.: e qui l'éditore non dubito dell’ autenticità della forma :
2890. Et mette tout à abandon.
à ver à oyuenti la lezionc del codice ci dà versi di sole sette sillabe :
4632. Or metra [il] tout a b. 4933. Car il à met [tout] a b. 7399. Quangue] clé à mel à b.
Chi preterisse emendare in modo uniforme, leggendo tutte e tre le volte a ab, potrebbe fondarsi su 2890,
Er reste Ce: moe Tant àr mumiere,
dar et ment conte que l'auteur lui prète dr remarq Qt sut ira Reims, sa voix éclipse toutes les autres. Le pas- Las sa ON Doininicus, le noble comte de Couci, chantait
. rom, mi ts chigiane, che in piè d'un = sas ati dupe S FRE, io domtando nca sgmre 2 pos, Sens perle intomo tante fr
LE VOCABULAIRE FRANÇAIS D'UN COPTE 49€
Biôn p'ere monpepe! SM Le L bot G
Libanz'ile Ananere das Sam Bire cape ue Le Sain T'ômas camewumae Le 5 Sain Mate camMaegE s ren El] Sai (sie) Zaouan caisaoTan (sic)* Lsss nil Sain Khoulouh(x) cantxosAore (si)? Lot kall Li brastre Aunpacope urees Khi khlarkh (sé) XIXASPX (5%)? ue
la même main qui a écrit le reste du manacrit, la glose LAS I, Laisér: vateur, de guetleur, le gardien, qui répond au sens radical de Émloxomos,
1. mourepe, M Los, #on êere Jo est un com: promis entre MGM, bon et MENU), raw: la forme ram pére, dau pére,
étant plus conforme à l'usage, je crois qu'il vaut lire Aïe p'ere et imaduire Bean fére, en s'adressant À un religieux, 2, L'Evangile.
3. Saint Pierre. Le fragment à met ici, entre ANMMAMOGTAE et le nom des ssinte, les mots JOINOPAPOC (ré) wall, Ampacpee yusmall, Aascposi (SM, puis dispose les noms des saints
dans l'ordre suivant: CAMIIPE, CHIFAOTAN, COIMMARE, CNE XoTAoTo, CAIMOUWMAC, 4. Saint Thomas, 5. Saint Mathicu,
6. Saint Jean. La suppression de M dans CITROEN n'est pas pro bablement une faute du copiste. Les deux sons ain et j étaient de pronons ciation difficile, et les Syriens ou les Egyptiens du XILS siècle devaïont pro= noncer Suint-Fean de la même manière que font ceux d'aujourd'hui Su Zam.
7: Corriger CAIMAOTY OT, comme l'indique l'arabe [ER] vds. I n'y s pas la interversion volontaire ou involontaire de À et de f,
mais simple faute d'écriture, amenée par la ressemblance de À ct de dans l'écriture cursive des Coptes. 8. Le prête,
9. Coniger AP ASPI, L clerc: la leçon de a QEX PAPX nous
donne, À côté de la faute "x? pour À, un bon exemple d'échange de
pet À, comme en Copte,
LA CHANSON D'ANTIOCHE PROVENÇALE 54t
Le ch. Lxxti nous ramène devant Antioche et nous raconte une entrévué, inconnue à tous les textes, de l'émir Magdalis et de Tancré, où ils essayent vainement de se convaincre l'un l'autre de céder; ee vienr le récit, assez particulier, du combat
où fut pris le fils de « Muferos », qui, t de ce que Boëmond le lui avait généreusement renvoyé, livra plus tard Antioche aux chrétiens. Cette explication de la trahison de Firuz est propre, on le sait, à Albert d'Aix et à la chanson française * : Ja Conquista la mèle à des déails empruntés à Guillaume de Tyr qui ne concordent pas avec elle?. Tout le récit de la prise d'Antioche, qui remplit le très long chapitre Lxxit et les quelques lignes du ch. LxxIv, offre des particularités qu’on ne rencontre pas ailleurs et qui ont un caractère évidemment roma- nesque en grande partie, mais qui cependant mériteraient d’être examinées de près par les historiens, en tant qu’elles pro= viennent d'une source qui ne nous est pas autrement connue et qui doit être fort ancienne (voyez par exemple, p. 255, le curieux récit de la mort d'Arquiles).
Avec le chap. Lxxv, correspondant au ch. 1 du L Vide Guillaume de Tyr, commence le récit du second siège d'Antioche, ou de la guerre contre Corbaran, qui demande un examen à part, comme contenant le morceau qui correspond au fragment con- servé de la chanson provençale.
Gaston Pas. (A suivre.)
1. P. Paris, IL, 74-775 Sybel, p. 90. 2. C'est à lui entre autres que remontent Le nom Muféras (dans Guillaume Ermirfeirus) et la qualité d'Arménien attribuée à ce personnage.
ÉTUDES DE DIALECTOLOGIE WALLONNE 545 dits belges), plusieurs Cowvin. Sans admettre l'opinion de: l'abbé de la Rue, qui fait naître Warriquet en Normandie, on peut suspecter celle des savants, qui, sans autre preuve, l'ont voulu originaire de la province de Namur, en Belgique. Les attributions de cette nature que contient le volume de Dinaux sur les trouvères de la Belgique ne sont pas, en général, plas solides que ces deux-li; elles s'appuient tantôt sur une vague allusion historique, tantôt sur l'emploi de certains termes, tan- tôt sur le prénom du rimeur dont il s'occupe. Ne va-t-il pas jusqu’à faire de Paien de Maïzière un Belge, parce que son pré nom « est particulièrement propre au Hainautr »? Er que dire de ce Gauthier li Cordier, qui est « de Mons où peut-ètre de Tournai? »; de Jehan li Nivellois, qui, sous ce nom, est un personnage fictif}; de l'auteur du Réeret Guillaume, « qui a dû naître à Mons ou à Valenciennes#? » Il se présente un der- nier cas, celui où l'œuvre est anonyme; on est alors réduit, sinon au silence, du moins à des conjectures sans solidité. Pour me borner aux seules provinces wallonnes$, il a dû fleurir sur leur vaste territoire toute une-littérature, dont'il nous est resté un certain nombre de documents. Tels sont le ms. 24764 de la Bibliothèque Nationale et le ms. Canon. Misc, 74 de la Bodléienne d'Oxford, qu'on s'accorde à qualifier aujourd'hui de wallons. D'autres textes semblent avoir la même provenance: Sans parler de poésies religieuses du xint siècle, qui ont trouvé deux éditeurs successifs 6, il est un ouvrage du même temps, le Brut de Munich, qui à, depuis dix ans, aturé l'attention des savants. À défaut des éditeurs, MM. Hofmann et Vollmäller,
1. À. Dinaux, Les frorvéres brahançons, lainuyers, libeoës el mamuroïr, 81.
2, Op. il, 281.
3. Cf. Romania, XV, 623.
4. Op. cit., 333.
5. Je n'ai plus à répéter ici ce que j'ai dit dns ce reeueil (XVI, 121} de la délimitation toute conventionnelle des patois wallons et picards, Les seules limites phonétiques entreront en considération dans ces études, et j'y reviendrai bientôt. Les deux mss. wallons ont été déjà signalés par M. P. Meyer et pan M. Suchier. Ils sont aujourd'hui publiés, l'un intégralement par M. Fürster, l'autre en grande partie par MM. P. Meyer, de Feilitzen et Cloetta,
6, MM. Schirmer et P, Meyer. La bibliothèque de l'Université de Liège possède un troisième manuscrit. =
x de Concey prouos de Liege » pour deux bourgeois de
NS Le nes « dele cise deu ». < te Concey » insérant une déclaration des maires et éche-
+ Lardier citains et eskeuins de Liège » « de la chise Deu ».
Ka. avec le vidimus de l'évêque.
M. WiLMOTTE.
MÉLANGES
I.
LA COMTESSE ÉLISABETH DE FLANDRES ET LES TROUBADOURS.
Un jeune savant danois, M. E. Trojel, dans le consciencieux ouvrage qu'il vient de publier sur les Cowrs d'amour *, à fait un rapprochement intéressant, qui mérite d'être signalé aux lecteurs de la Romania. Il pense avec toute vraisemblance que la com- tesse de Flandres dont André le chapelain rapporte deux « jugements d’amour » n'est pas, comme le croyait Raynouard, Sibylle d'Anjou, ni, comme je l'avais supposé:, sa fille Marguerite, mais bien Élisabeth ou Isabel de Vermandois, mariée en 1156 à Philippe d'Alsace, le patron de Chrêtien de Troies, et morte en 11823, La comtesse Isabel mérite à un autre titre encore l'attention des amis de la littérature du Moyen Age, si, comme le suppose fort ingéniensemenr M. Trojel4, il ut 4 reconnaître dans une comtesse dé Flandres dont ont parlé trois troubadours, sans qu'on ait su jusqu'à pré- sent de qui ils parlaient.
On lit dans les Ducumenti d'amore de Francesco da Barberino :
Refert Miraval provincialis quod crudelis mortis quam intulit olim éomes Flandrie in dominum Raembaud militem suum causa foit quoddam suspiriun quod ille miles emisit dum serviret eidém presenti domina comitissa; et de hoc scripta sunt aliqua in libro Flore nowllarmn sepius allegatos,
1. Middelalderens Elskorshoffer, Copenhague, 1888, in-8e. Voyez sur cet ouvrage le cahier d'octobre du Jorimal des Savrinis.
2. Romamie, XIL, 525.
3. Henfi Martin avait déjà fait certe identification (Hist, de France, éd. de 186$, II, 336), mais sans donner de raisons à l'appui.
4. P. 85-85; cf p. 115, p. 2
5: Voy. À. Thomas, Frances da Barberino, p. 116, 181, On a supposé, mais sans vraisemblance, que ce passage (ou un autre de R. de Miraval} avait donné lieu à la formations de la légende de Gui de Cabestaing.
COMPTES-RENDUS
Die Sage von Tristan und Isolde. Studie über hre Entstehung und Entwicklüng im Mittelalter, von Dr Wolfgang Gormen. Mônchen, Christian Kaiser, 1887, in-Bo, XIV-123 pages.
On recommence depuis deux où trois ans À s'occuper activement des Vieux romans consacrés aux amours de Tristan et d'Iseut. A l'époque où parais- saient dans la Romwmis les travaux de més anciens condisciples de l'Ecole des Hautes Etudes, M. Golther, encouragé par M. Conrad Hofmann, achevait un important mémoire, où les versions françaises et étrangères de la légende sont étudiées avec une grande indépendance de jugement et des connais: sances étendues de littérature comparée, Des sagas ont fourni 4 l'auteur, qui enseigne aujourd'hui la philologie germanique 4 l'université de Munich, l'occasion d'intéressants rapprochements. Le roman en prose est encore trop mal connu pour que l'on puisse entreprendre l'étude des textes ivaliens et espagnols, qui paraissent en dériver. Comme le poëme de Thomas a été l'objet d'excellents travaux, M. G. a porté l'effort principal de se5 recherches sur ce groupe de récits qu'on désigne le plus habituellement par le nom de Béroul. J'ai eu connaissance de son ouvrage pendant que je corrigeais les épreuves de mon article sur Eïlhart d'Oberg, et j'ai été charme de voir qu'à plus d'une reprise nous étions arrivés par des chemins divers 4 des conclu- sions semblables. Comme moi, M. G. est d'avis qu'Eilhart n'a pas traduit Béroul, et qu'il faut distinguer dans le fragment conservé à Ja Bibliothèque Nationale deux parties notablement différentes, Les extraits du roman en prose qu'il a communiqués, d'après l'édition de 1514, font ressortir mieux la parenté très étroïte de ce 1exte avec celui d'Eïlhart. M. G. est également disposé à croire que le poème perdu de Chrétien de Troyes devait réssémblér davantage À ceux de Béroul et d'Eilhart qu'à celui de Thomas; mais on ne peut s'empêcher de sourire d'un des argumènts qu'il avance. Dans la chanson de Chrétien :
Onques du buvraige ne bui
Dont Tristanr fu empaisonnez, « se montre, dit-il (p. 115), une conception très superficielle, presque méca- nique, du philtre d'amour, » M G. ne voit-il pas que ce n'est |A qu'un badinage, destiné à rchausser aux yeux dé la dame le mérite di poite amoureux ?